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    Coucou, j'avais prévu de vous mettre un autre article,
    mais compte-tenu de certains commentaires sur l'article précédent,
    j'ai décidé plutôt de vous donner quelques précisions sur le millepertuis.

    Non, ce n'est pas une plante piquante du tout sarcastic
    La photo présentée vous a peut-être donné cette impression, mais, comme vous pouvez le constater sur les photos ci-dessous,
    ce n'était vraiment qu'une impression.
    Le millepertuis est une plante magnifique, qui a plein de vertus et qui mérite vraiment d'être connue.
    J'en ai plein mon terrain et d'ailleurs, le nom que j'ai donné à ma maison "Le Trescalan" signifie millepertuis en vieil occitan
    car la première fois que je suis venue sur le terrain, en pleins champs, il était rempli de de cette fleur et tout jaune.
    Trescalan veut dire trois feuilles (en gros) car, effectivement, la feuille du millepertuis se décompose en trois lobes.

     

    Quand les fleurs sèchent, après floraison, elles se recroquevillent, ce qui peut donner l'impression qu'elles sont pointues.
    Les étamines, également, élancées vers le soleil, peuvent donner cette impression de piquant.

    Le millepertuis ne pique pas

     

    Le Millepertuis

    Présent partout au jardin

    Le millepertuis est le plus souvent herbacé mais peut aussi atteindre jusqu’à 10m de haut et être alors considéré comme un petit arbre. Cette plante, connue depuis plusieurs millénaires pour ses vertus médicinales, colore les massifs de ses teintes jaune vif. Certaines variétés de millepertuis peuvent également servir de couvre-sol, être plantées en sous-bois ou encore en bordures. Facile d’entretien, le millepertuis ne craint que la rouille, un champignon qui tache ses feuilles. Les sols secs et calcaires de tous les jardins de France lui assurent un bon développement.

     

    Le millepertuis ne pique pas

    Le millepertuis sauvage

     

     

     

    Le millepertuis se retrouve sous toutes les formes : annuelle, vivace, herbacée, arbuste, arbre. Pour cette raison, il peut facilement s’intégrer à un massif un peu sauvage en association à de la coquelourde des jardins ou encore réveiller le fond vert des conifères rampants. Ses fleurs sont de couleur jaune vif, comme celle d’Hypericum calycinum, composées de cinq pétales et d’un bouquet d’étamines. On retrouve les millepertuis en fleurs de mai à octobre en fonction des variétés assurant ainsi une transition lumineuse entre les saisons. Parfois, les fruits charnus sont utilisés en décoration ou tout du moins restent décoratifs dans un massif. Le beau feuillage vert intense du millepertuis contraste avec la couleur or de sa floraison. La variété ‘Tricolor’ possède un très joli feuillage panaché rose et crème et des branches arquées rougeâtres.

     

    Le millepertuis ne pique pas

    Vu de plus près.

     

    Les sols secs et calcaires correspondent bien au millepertuis. L’idéal étant que le sol soit frais en fin d’été. Une exposition au soleil est à privilégier. Toutefois, certaines espèces, telles que Hypericum maculatum, préfèrent être disposées à l’ombre. Dans de bonnes conditions, le millepertuis peut mesurer de 20cm à 10m pour les arbres les plus grands. La persistance de ses feuilles est fonction du climat : plus il est doux et plus le feuillage sera persistant.

    La robustesse et la rusticité du millepertuis imposent uniquement un rabattage au printemps pour lui donner de la vigueur et corriger son port car il devient vite tapissant. Aucun autre soin particulier n’est à préconiser. Le millepertuis est une plante facile d’entretien.

     

    Un peu d’histoire

    Utilisé depuis plus de 2400 ans sous forme d’huile rouge ou sous forme de bouquet chez les Grecs pour chasser les mauvais esprits, le millepertuis sauvage (Hypericum perforatum) permet de lutter contre les dépressions légères à modérées et les troubles de l’humeur. Toutefois, son application est à limiter avant une exposition au soleil car le millepertuis a une action photosensibilisante.
    De son nom botanique Hypericum perforatum, le millepertuis est ainsi nommé en raison des petites glandes translucides qui donnent à ses feuilles l’impression d’être percées de milliers de petits trous. Le millepertuis est issu d’Europe de l’Est, et plus particulièrement de Bulgarie. On recense aujourd’hui plus de 400 espèces dans le monde entier.

     

    Plante médicinale

    Pour ma part, je réalise de l'huile de millepertuis à peu près tous les deux ans.
    C'est très facile à faire, mais très long car il faut ramasser à la main les fleurs. Puis les trier.
    Enfin, dans une bouteille d'huile d'olive à moitié pleine (en vider la moitié dans une autre bouteille vide et en profiter pour faire deux litres d'huile),
    y insérer un maximum de fleurs jusqu'en haut de la bouteille. Tasser avec un objet long pour que les fleurs pénètrent bien dans l'huile.
    Fermer. Mélanger en retournant la bouteille plusieurs fois. Laisser mariner 3 semaines au soleil dans le jardin ou sur le balcon.
    Filtrer avec un chinois. Et voilà, c'est prêt !
    Moi je l'utilise pour faire mon mélange d'huiles d'assaisonnement et je prépare quelques petites bouteilles pour donner à mes amis
    car elle est utilisée aussi pour lutter contre les coups de soleil et je peux vous dire que c'est rudement efficace, j'ai déjà testé !
    Vous pouvez aussi l'utiliser comme traitement contre la dépression en en prenant une cuillerée à soupe chaque matin.
    Mais si vous l'utilisez en assaisonnement, comme moi, ça fera le même effet.

     

    Le millepertuis ne pique pas

    Voici mon millepertuis rampant : hypericum calycinum, du temps de sa splendeur.
    Attention, c'est une plante très très envahissante. Je vous la recommande pour les talus incultes car il pousse partout,
    mais surtout, évitez d'en mettre dans une rocaille, comme moi, car il va tout vous bouffer !!
    Et impossible de s'en débarrasser car il a des racines traçantes qui, des années après, continuent à pousser !

    Le millepertuis ne pique pas

     

     

    Le millepertuis ne pique pas 

     

    Le millepertuis ne pique pas

     

    Vous constaterez que les fleurs sont beaucoup plus grosses que sur le millepertuis sauvage.
    Elles sont même énormes !

     

     Fleur de l'hypericum calycinum après floraison.

     

     

     

    Le millepertuis ne pique pas


    Sur l'hypericum hidcote, arbustif celui-là, les fleurs sont un peu différentes.

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     L'hypericum hidcote a de gros problèmes en cas de sécheresse et, chaque année après un printemps pluvieux
    durant lequel il est magnifique et illumine le jardin de son jaune lumineux,
    il se recroqueville en été et ne fleurit plus.

     

    Voilà, vous savez tout ou presque sur le millepertuis.
    Les photos de cet article ont été prises dans mon jardin au fil des années
    avec mes différents appareils.
     

     

    J'aimerais remercier Gilbert qui, grâce à ses codes, m'a permis de réaliser cette page toute seule.
    J'aurais aimé ajouter l'agrandissement des petites vignettes, mais chaque chose en son temps. eek
    Je vous embrasse tous et vous souhaite un bon week-end du 15 août.
    J'espère que vous ne serez pas sur les routes !!

    Cath

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    17 commentaires
  • Coucou mes amis,

    Je vais devoir vous abandonner quelques jours, voire quelques semaines pour cause de "débordement" happy
    En effet, j'ai des commandes à réaliser en ce moment et je n'arrive pas à tout faire.
    Je suis très admirative de ceux et celles qui peuvent cumuler travail, activités et blogs...
    Moi j'avoue que je ne peux pas. arf
    Trier et encadrer les photos puis les insérer, rédiger et présenter l'article (et je ne vous dis même pas les efforts qu'il me faut faire certains jours quand je suis dans mes jours sans !!) et, aussi, visiter vos blogs, lire vos articles (et je lis tout !)
    et répondre aux commentaires, tout cela prend beaucoup de temps et, pour moi, il est difficile de faire, en plus,
    autre chose à côté. J'avoue que je suis limitée et que ma fibromyalgie prend beaucoup de place !!

    Donc, comme là, je vais être débordée, il me faut faire des choix.
    Vous ne me verrez donc pas beaucoup ces prochaines semaines,
    mais vous savez que, même absente, je pense à vous.

    En attendant, je vous laisse avec cet article un peu long que vous pourrez venir voir à loisirs...
    Je passerai juste de temps en temps lire les messages que vous aurez eu la gentillesse de me laisser.
    Je vous embrasse et à très bientôt, donc.
    Cath

     

    Le Pieris Japonica 'Forest Flame'
    ou Andromède du Japon

    Le piéris, communément appelé andromède, est un arbuste de terre de bruyère, de la même famille que les bruyères, pouvant atteindre 3m de haut. Il possède un feuillage aux couleurs vives, qui le rend tout aussi intéressant que sa floraison. Cette dernière, blanche, est précoce et abondante. Cet arbuste demande peu d’entretien. Le piéris préfère les sols acides, légers et humifères. On peut l’utiliser en sous-bois ou en haies mais il trouve également sa place sur la terrasse ou le balcon.

    La floraison et la feuillaison du piéris constituent un bon moyen d’apporter de jolies teintes chatoyantes à son jardin. En effet, ce petit arbuste rustique possède un feuillage persistant brillant dont les couleurs varient du vert au rouge orangé. Arbuste à port érigé et compact, sa durée de vie est moyenne. La précocité et l’abondance de sa floraison forment un autre atout, sans compter sur la présence des pollinisateurs très attirés par les fleurs du piéris. De l’automne à l’hiver, l’inflorescence en boutons est très décorative. Elle s’épanouit ensuite de février à avril sous forme de petits grelots blancs regroupés en panicules terminales.

    Comme vous le voyez sur cette photo, les fleurs en grappe, un peu comme les clochettes du muguet, fleurissent en même temps que les pousses rouges des nouvelles feuilles, ce qui, au printemps, donne vraiment un attrait tout particulier à cet arbuste.
    Pour ma part, le mien a été planté il y a une quinzaine d'années dans mon massif de terre de bruyère au côté des camélias et des rhododendrons (morts, ceux-là, malheureusement).

    Ma terre n'étant pas assez acide, j'ai dû creuser un massif, y mettre un feutre de jardinage puis le remplir de terre de bruyère. Malgré ces conditions particulières, mon pieris se porte comme un charme même s'il n'a jamais pu atteindre les 3m promis sur les fiches de jardinage...

     

     

    Pieris Japonica

    Pieris Japonica

    Pieris Japonica

    Pieris Japonica

    Pieris Japonica

    Pieris Japonica

    Pieris Japonica

    Pieris Japonica

    Pieris Japonica

    Pieris Japonica

    Pieris Japonica

    Pieris Japonica

    Pieris Japonica

    Pieris Japonica

     

     

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  •  Ceratostigma plumbaginoïde ou plumbago de Chine

    Le Ceratostigma plumbaginoïde est une vivace touffue, rampante. Fin d'été et en automne, sur des tiges rameuses et rougeâtres, se forment de petits bouquets terminaux de fleurs simples, d'un bleu lumineux puis violacé. Les feuilles ovales deviennent rouge intense en automne.

    En 1833, Alexander Andrejewitsch von Bunge la décrit et la place comme espèce type dans le genre qu'il crée à cette occasion.

    En 1842, Christian Ferdinand Friedrich Hochstetter redécrit le genre sous le nom de Valoradia, avec deux espèces africaines. Pierre Edmond Boissier y place cette espèce en 1888 : Valoradia plumbaginoides (Bunge) Boiss..

    Elle compte deux synonymes :

    • Plumbago larpentae Lindl.
    • Valoradia plumbaginoides (Bunge) Boiss.

    Cette espèce est originaire de Chine : Beijing, Henan, Jiangsu, Shanxi, Zhejiang. C'est une espèce rhizomateuse qui colonise les talus ou les rocailles avec une vitesse surprenante. Sa floraison bleu acier en automne éclate sur le feuillage rouge sang qu’il prend en septembre. Une très bonne plante pour les endroits secs et ensoleillés, comme chez moi où il pousse fidèlement depuis une quinzaine d'années dans l'une de mes rocailles et s'étale un peu plus chaque année.

    Conseils de plantation : Exposition au soleil. Sol léger, sec à modérément humide. Rustique, au moins jusqu'à -15°C.
    Feuillage caduc. Port Étalé, rampant.

    Chez moi, elle est placée dans une rocaille très sèche, en plein soleil jusqu'à 15h environ. Je ne l'arrose jamais... son feuillage reste tout l'hiver sauf les hivers vraiment très froid aux alentours de -10% où là, il disparaît. Ses fleurs s'épanouissent de fin août à novembre, voire décembre lorsqu'il fait très doux. C'est une plante idéale. Qui n'a besoin d'aucun entretien sauf un peu de taille à ras une fois de temps en temps (et encore, c'est juste pour un problèmes d'esthétisme et d'entretien global du jardin). Je vous la recommande vraiment !! Les bleus sont assez rares en flore et là, celle-ci est vraiment d'un bleu lumineux magnifique !

    Voici juste la photo d'une fleur. Mais à l'automne, je vous mettrai plus de photos.

     

    Défi entre nous : Ceratostigma

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  • Le Ceratostigma plumbagoïde est une vivace touffue, rampante. Fin d'été et en automne, sur des tiges rameuses et rougeâtres, se forment de petits bouquets terminaux de fleurs simples, d'un bleu lumineux puis violacé. Les feuilles ovales deviennent rouge intense en automne.

     

    En 1833, Alexander Andrejewitsch von Bunge la décrit et la place comme espèce type dans le genre qu'il crée à cette occasion.

    En 1842, Christian Ferdinand Friedrich Hochstetter redécrit le genre sous le nom de Valoradia, avec deux espèces africaines. En 1848, Pierre Edmond Boissier y place cette espèce en 1888 : Valoradia plumbaginoides (Bunge) Boiss..

    Elle compte deux synonymes :

    • Plumbago larpentae Lindl.
    • Valoradia plumbaginoides (Bunge) Boiss.

    Cette espèce est originaire est originaire de Chine : Beijing, Henan, Jiangsu, Shanxi, Zhejiang. C'est une espèce rhizomateuse qui colonise les talus ou les rocailles avec une vitesse surprenante. Sa floraison bleu acier en automne éclate sur le feuillage rouge sang qu’il prend en septembre. Une très bonne plante pour les endroits secs et ensoleillés, comme chez moi où il pousse fidèlement depuis une quinzaine d'années dans l'un de mes rocailles et s'étale un peu lus chaque année.

    Conseils de plantation : Exposition au soleil. Sol léger, sec à modérément humide. Rustique, au moins jusqu'à -15°C.
    Feuillage caduc. Port Étalé, rampant.

     

    Cerastostigma plumbagoïde

    Cerastostigma plumbagoïde

    Cerastostigma plumbagoïde

    Cerastostigma plumbagoïde

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  • Le dorychnium est un joli petit arbrisseau demi rustique, à la floraison blanche de mai à septembre et au feuillage argenté, velu. Il se plaît sur un talus ensoleillé en compagnie d’autres vivaces plus spectaculaires : sauges, penstemons, helianthemes. Il faut le retailler fréquemment pour entretenir sa floraison blanche et son feuillage gris. Il porte de petits fruits en forme de gousses ovoïdes, de couleur brun rougeâtre qui, à maturité, se tordent et envoient leurs graines au loin. La gousse ouverte fait penser à un pied de coq.Il aime une exposition au soleil, un sol léger, même calcaire. Son feuillage est persistant. Il faut le tailler fréquemment pour obtenir sa floraison blanche. Cette plante méditerranéenne (-12°C} pousse sur sols calcaires, pauvres et bien drainés. 

    L'espèce Hirsutum forme un petit buisson de 20 à 50cm. Il est assez capricieux. Vous le plantez à un endroit puis il disparaît... et réapparaît ailleurs dans le jardin. C'est ce qu'il a fait chez moi. Planté dans ma rocaille Est, il a réapparu, deux ans après ma rocaille sud, entre les raquettes de mon figuier de barbarie ! Il doit s'y plaire  puisqu'il n'en a plus bougé depuis ! wink2

    Voici trois photos prises en juin dans mon jardin. Comme vous pouvez le voir, il s'agit justement des fruits brun-rougeâtres contenant les graines.

     

    Dorychnium hirsutum

    Dorychnium hirsutum

    Dorychnium hirsutum

     

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  • Le Loropetalum chinense ou Loropétale de Chine est un arbuste de terre de bruyère qui fleurit tôt dans l'année, en février-mars, parfois jusqu'en avril, ce qui est le cas ici car j'ai pris ces photos à la mi-avril... Fin avril, il était encore plus fleuri et magnifique ! Malheureusement, je n'ai pas eu le temps de le prendre en photo à ce moment-là. J'essaie l'année prochaine.

    En attendant, je vous présente ce petit arbuste magnifique et beau toute l'année car même quand il n'est pas fleuri, son feuillage, très léger et pourpre, est très attrayant. Il a l'avantage d'être persistant, on peut donc profiter de son feuillage toute l'année.

    Le mien est un Loropetalum chinense 'Fire Dance' au feuillage pourpre et aux fleurs couleur framboise. Mais l'espèce type a le feuillage vert et peut avoir des fleurs blanches ou roses.

    Le loropetalum ne supporte pas le calcaire qui provoque le jaunissement de son feuillage. Le sol ne doit pas nécessairement être très acide mais humifère, bien drainé et toujours un peu frais. Pour entretenir la richesse du sol et garder cette fraîcheur, mon conseil c'est d'ajouter des aiguilles de pin au pied de l'arbuste (comme au pied de tous les arbustes de terre de bruyère) si vous en trouvez. Ce geste évite d'avoir à mettre de l'engrais et protège la terre. L'hiver contre le froid, l'été pour éviter les arrosages trop fréquents. De plus, la décomposition de ces aiguilles de pin qui acidifient également la terre, apporte l'humus nécessaire qui renouvelle la terre régulièrement.

    Dans les régions chaudes et sèches, il est préférable de le planter à la mi-ombre car il craint le soleil ardent. Ailleurs, il se plaît au soleil. Mais il suffit, comme chez moi, de planter un arbuste plus grand entre le soleil et lui, cela suffit à le protéger des rayons trop forts du soleil.
    La résistance au froid des jeunes sujets est limitée, elle ne dépasse pas –5 à –7°C. Une protection hivernale (paillage, voile d'hivernage) peut être utile. S’il est abrité par un mur qui le protège des vents froids et desséchants qu’il redoute, il peut supporter des gelées de –12°C, voire moins s'il est palissé. Chez moi il a supporté -10° sans problème et pourtant il est face au vent du nord, le plus froid, donc. Mais je vis dans le sud. Si vous voulez le planter dans des régions moins clémentes, je vous conseille vivement de le protéger dès les premiers froids.
    En ce qui concerne la taille, pour ma part, j'ai dû couper tout un côté à cause des travaux... mais normalement, aucune taille n’est vraiment nécessaire. Taillez éventuellement très légèrement les branches qui déséquilibrent sa silhouette et supprimez les brindilles sèches.
    Sa taille normale est de 2 à 3m mais chez moi, il ne dépasse pas 1,20m, comme tous mes arbres et arbustes, tout se nanifie car il y a de la roche très proche sous la terre...

    Voilà maintenant quelques photos prises en avril, au début de sa floraison.

    Loropetalum chinense 'Fire Dance'

     

    Loropetalum chinense 'Fire Dance'

    Loropetalum chinense 'Fire Dance'

    Loropetalum chinense 'Fire Dance'

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  • Asphodelus fistulosus : asphodèle fistuleux. Espèce méditerranéenne. Tige étroite et creuse (les autres espèces ont une tige pleine). Les fleurs sont très espacées, formant une grappe lâche. Fruits brun-rouge très gros par rapport à la tige.

    L'asphodèle fistuleux vit dans les lieux incultes du littoral méditerranéen ; Roussillon, Languedoc, Provence ; Corse. Toute la région méditerranéenne et en Inde. Il fleurit de mars à mai et parvient, en quelques mois, à faire une grosse touffe puis chaque, année, il se ressème un peu partout.Des asphodèles plantés dans un jardin d'agrément s'y trouvent fort bien et fleurissent régulièrement, mais pas tous les ans. Il en est de même dans la nature où ces plantes fleurissent alternativement d'une année sur l'autre. Dans mon jardin, le pied de départ, offert par une amie, a disparu mais il s'est ressemé un peu partout !

    L'asphodèle, après avoir fleuri, produit une grande quantité de fruits ronds de la taille d'une petite cerise, remplis de graines en forme de disques. Sa tige, durant tout l'été, durcit et se dessèche jusqu'à devenir aussi raide qu'une trique. Ses racines en forme de tubercules allongés, organisés comme une botte de radis, sont brunes et coriaces, un peu comme de petites pommes de terre rates. Lors des périodes de disette, on en mangeait volontiers pour pallier l'absence de nourriture plus conséquente. Ses tubercules pourtant nourrissants et riches en amidon ont la réputation d'être indigestes. En tous cas, ils sont considérés comme diurétiques...

    L'asphodèle est par ailleurs une excellente plante mellifère, et l'on peut la trouver sous le vocable de "poireau de chien", "bâton royal" ou "bâton blanc" selon que vous habitiez ici ou là...  C'est une plante qui résiste très bien aux incendies de forêt, ce qui s'explique par la profondeur de ses racines qui se trouvent entre quinze et vingt centimètres de profondeur, bien protégés par les cailloux.

    L'asphodèle blanc ou asphodelus albus étant une espèce classée et protégée dans la France entière, sa cueillette est interdite. En ce qui concerne les autres espèces, comme le fistuleux, ils sont assez courants dans la moitié sud de la France 

    On avait coutume aux temps anciens d'utiliser des bouquets d'asphodèles (mais plutôt l'asphodèle blanc, plus grand et plus fourni) pour fleurir la tombe de nos chers défunts. L'origine de cette coutume remonte à la Grèce antique : les grecs nommaient une partie des enfers "le pré d'asphodèle" ou "la plaine des asphodèles". Il s'agissait du lieu ou séjournent les fantômes des morts dans la mythologie grecque...

    Victor Hugo dans Booz endormi Booz ne savait point qu'une femme était là,
    Et Ruth ne savait point ce que Dieu voulait d'elle.
    Un frais parfum sortait des touffes d'asphodèle,
    Les souffles de la nuit flottaient sur Galgala.

    et Verlaine dans Les amies y font référence :
    Et toutes deux, avec des langueurs d'asphodèles,
    Tandis qu'au ciel montait la lune molle et ronde,
    Savouraient à longs traits l'émotion profonde
    Du soir et le bonheur triste des cœurs fidèles.

    Voici quelques photos prises dans mon jardin il y a quelques jours.

    Asphodelus fistulosus

     

    Asphodelus fistulosus

     

    Asphodelus fistulosus

     

    Asphodelus fistulosus

     

     

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     ARALIA JAPONICA

    OU FATSIA JAPONICA

     

    Voici, en image, la réponse à ma petite devinette précédente... Il s'agit, en fait, des feuilles, pas encore ouvertes, de l'Aralia japonica ou Fatsia japonica. Voici quelques précisions sur cet arbuste original.

      Aralia 2133

     

     

     

    Nom commun :Fatsie du Japon, Aralie du Japon, Faux Aralia, nommé par les anglophones 'Japanese Aralia'
    Nom latin : Fatsia japonica  (Thunb.) Decne. & Planchon Aralia sieboldii  Hort. ex K.Koch, Aralia japonica  Thunb.
    Famille : Araliaceae.

    Catégorie :arbuste.
    Port : touffu, dressé, cime arrondi
    Feuillage : persistant, vert foncé, brillant. Grandes feuilles (+ ou - 30cm) palmilobées découpées en 7 à 11 lobes acuminées à marge irrégulières.
    Floraison : à l'automne, nectarifère. Petites ombelles globuleuses de minuscules fleurs rappelant celle de Hedera helix (variéte de lierre). (En fait, le mien faisait des fleurs plusieurs fois dans l'année !)

     

    Aralia 8641

    Couleur : blanc-crème.
    Fruits : petites baies noires.
    Croissance : moyenne.
    Hauteur : 2-4 m pour un étalement identique sous climat approprié. Généralement, se cantonne à 1,20m.

     

    Aralia 8638

     

    Plantation : à l'extérieur au printemps dans les régions au climat doux, à l'abri des vents froids. En intérieur dans les autres régions, rempotage au printemps de préférence.
    Multiplication : semis après trempage, au printemps prélèvement de rejets, bouture en été à l'étouffée ou encore marcottage aérien.
    Sol : riche en humus, frais, bien drainé. Le rempotage s'effectue de préférence au début du printemps.

     

    Aralia 8122

     

    Emplacement : soleil ou ombrage léger à l'extérieur . Lumière vive indirecte en intérieur.
    Zone : 8-12 à l'abri des vents et des gelées tardives.
    Origine : Asie du sud-est dont Japon.

    Entretien : taille éventuelle de mise en forme en fin d'hiver - début du printemps surtout si le bas des tiges est dégarnie. En intérieur : brumiser régulièrement le feuillage en cas d'atmosphère chaude et sèche qui risque de favoriser l'apparition des araignées rouges. Sensible aussi aux cochenilles.
    En appartement ou en serre, placer dans du terreau en pleine lumière en arrosant régulièrement durant la période de croissance avec durant cette période un apport d'engrais pour plantes vertes tous les 15 jours, durant l'hiver des arrosages parcimonieux et conserver à une température entre 5 et 10°C.

    A l'extérieur, sous climat approprié lui réserver une place à mi-ombre au frais sous le couvert d'autres arbres, une trop forte lumière et une atmosphère trop sèche provoquera le brunissement des feuilles et leur chute (le mien est malheureusement mort à cause des étés trop secs).

    NB : toujours ce problème des noms communs ! l'Aralia (nom commun et latin) est en fait un arbre dont les feuilles sont différentes puisque composées de nombreux folioles.
    Son nom Fatsia est dérivé d'un nom japonais 'yatsude' qui c'est transformé en 'fatsi' et japonica pour indiquer son origine, ce genre ne comprend que 2 ou 3 espèces d'arbustes persistants originaires d'Asie (Corée, Japon,Taiwan)
    Aralia 2380
     

    Parmi les autres cultivars citons :
    Fatsia japonica 
    'Variegata' à feuillage panaché de crème à cultiver à mi-ombre pour éviter que son feuillage ne verdisse.
    Fatshedera lizei 
    appelé lierre arborescent ou Aralie-lierre


    Autres espèces d'Aralia :
    Aralia elata 
    Miq, synonyme Dimorphanthus elatus  Miq. nommée Angélique du Japon
    Aralia papyfera 
    Hook., synonymes Tetrapanax papyferum  K.Koch, Fatsia papifera
    Aralia spinosa  L. , Angélique en arbre d'Amérique

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  •  LE CHOISYA TERNATA

    ou ORANGER DU MEXIQUE

     

    Choisya ternata ou oranger du Mexique est une espèce de buisson aromatique à feuillage persistant de la famille des Rutaceae, originaire d'Amérique du Nord depuis le sud-ouest des États-Unis (Arizona, Nouveau-Mexique, Texas) jusqu'à la majeure partie du Mexique.

    Le nom d'oranger du Mexique provient de la ressemblance de ses fleurs avec celles de l'oranger, à la fois par la forme et par le parfum.

     

    Choisya ternata 10201

    Description

    L'arbuste au port arrondi atteint 1 à 3 m en tous sens.

    Les feuilles sont opposées, brillantes, composées de plusieurs folioles (3 en général).

    Les fleurs sont en forme d'étoile, de 3 à 5 cm de diamètre, avec de 4 à 7 pétales, de 8 à 15 étamines et un stigmate vert. Elles apparaissent à la fin du printemps et en été et remontent souvent en automne.

    Le fruit est une capsule.

     

    Culture et usage

    C'est une plante d'ornement à croissance rapide appréciée dans les régions à hivers doux, pour ses feuilles et fleurs fortement aromatiques. Les fleurs, qui produisent un nectar abondant, sont aussi appréciées par les abeilles.

    Elle apprécie une exposition au soleil ou à mi-ombre et une terre bien drainée et assez riche. L'oranger du Mexique supporte le calcaire mais sans excès. Il supporte également le froid jusqu'à -10°C mais craint les courants d'air froid.

    Se bouture très facilement de juin à septembre avec des rameaux semi-aoûtés. Marcottage possible.

     

    Choisya ternata 10200

     

    Nom commun : Oranger du Mexique, nommé par les anglophones 'Mexican mock orange', 'Mock orange'.
    Nom latin : Choisya ternata  H.B. & Kunth., synonyme de Choisya grandiflora  Regel
    Famille : Rutaceae
    Catégorie : arbuste à souche ligneuse.
    Port : buissonnant compact et dense, arrondi.

    Feuillage : persistant vert clair à vert foncé, vernissé, aromatique. Sur des tiges vertes petites feuilles opposées, composées à 3 folioles lancéolées sessiles. Floraison : du printemps au début de l'été (avril-juin selon le climat), parfumée et nectarifère visitée par les abeilles et les papillons. En partie terminale bouquets serrés de petites fleurs ( + ou - 3cm) axillaires étoilées semblables à celles de l'oranger à 5 pétales très écartés, 8 à 15 étamines entourant un stigmate vert. Souvent remontant à l'automne.

    Couleur : blanc pur étamines jaune d'or.
    Fruits : petites capsules.
    Croissance : moyenne.
    Hauteur : 1,80 à 3 m. pour un étalement identique.
    Plantation : automne ou printemps
    Multiplication : bouturage en fin d'été, de tiges de tête semi-ligneuses.
    Sol : de préférence plutôt légèrement acide, riche en humus et bien drainé.
    Emplacement : soleil, mi-ombre, protéger des vents et des gelées tardives.
    Zone : 7 - 11. (le protéger durant les premiers hivers ; ailleurs le rentrer. Une fois installé il est adapté à la sécheresse.)

    Origine : Mexique en altitude et au sud-ouest des États-Unis (Arizona, Nouveau Mexique, Texas).

    Entretien : la taille, si elle est vraiment nécessaire, s'effectue après la floraison puisqu'il fleurit sur les tiges de l'année précédente.
    NB : Si le sol "idéal" est celui décrit ci-dessus il peut malgré tout supporter un peu de calcaire et même un emplacement au nord ; la seule chose qu'il ne supporte vraiment pas, c'est le vent froid.

    Son nom Choisya lui a été donné en souvenir du professeur de philosophie et botaniste suisse Jacques-Denis Choisy* qui enseignât la philosophie à Genève, il fût aussi Pasteur de l’Église de Genève et président de bibliothèque historique et scientifique.
    Son nom spécifique ternata signifie regroupé 3 par 3 en faisant référence à la fois aux feuilles et aux fleurs.
    Son introduction en Europe eut lieu vers 1825, c'est le chirurgien, naturaliste et botaniste rochellois Aimé Bonpland (1773-1858), qui le découvrit au Mexique vers 1804 à la fin de l'expédition entreprise avec Alexandre de Humboldt (1769-1859) en Amérique latine durant 5 années.
    Ce genre comprend 8 espèces d'arbustes persistants tous originaires du Mexique et du sud et sud-ouest des États-Unis. Idéal pour les jardins tempérés et les jardins secs dans la composition de haies, de massifs arbustifs, de bordures en sujet isolé ou simplement dans des potées positionnées près des zones de passage et des ouvertures pour profiter pleinement de son parfum. Choisya ternata 10197

     

    Parmi les cultivars du genre citons :
    Choisya  'Aztec Pearl' connut sous le nom de Choisya × dewitteana  Geerinck, issu d'un croisement entre Choisya ternata  et Choisya dumosa A.Gray var. arizonica qui fleurit 2 fois au début de l'été et vers le début de l'automne, les boutons floraux avant épanouissement sont rose-rouge (théoriquement...) le feuillage à 3 ou 5 folioles lancéolées est odorant Zone 8 .

    Choisya  'Goldfingers' issu d'un croisement entre Choisya  'Sundance et Choisya arizonica 
    Choisya ternata  'Moondance' obtention anglaise 1992, au feuillage vert sombre brillant plus large, abondante floraison blanche peut être un peu plus grande que l'espèce.
    Choisya ternata  'Moonsleeper’ au feuillage jaune doré.
    Choisya ternata  'Sundance' au jeune feuillage jaune doré virant au jaune verdâtre à vert tendre en vieillissant, peu florifère. Idéal pour illumineux le couvert d'arbres feuillus, ou une zone d'ombre.
    Autres espèces :
    Choisya arizonica  Standl. H 1.5 m moins compact, non parfumé.
    Choisya dumosa  (Torr) A. Gray : Originaire du Mexique, du Nouveau Mexique, de l'Arizona et du Texas environ 1.50m de haut trapu et compact au feuillage aux 5 - 7 folioles en forme de fines lanières à marge irrégulière, floraison au printemps, minuscules fleursd'un blanc rosé revers rose pâle, parfaitement adapté à la sécheresse. Zones 7-11.
    Choisya katherinae  C.H. Müll. : Se rencontre au Mexique et aux États-Unis.
    Choisya mollis  Standl., synonyme de Choisya dumosa var. mollis  (Standl.) L.D. Benson
    Choisya neglecta  C.H. Muller : Originaire du Mexique.
    Choisya palmeri  Standl.

    * Jacques-Denis Choisy (1799-1859) à qui l'on doit mis à part des essais de philosophie 'Prodromus d'une monographie de la famille des Hypéricinées- Genève : Paschoud, 1821

     

    Aimé Bonpland (1773-1858) : On lui doit entre autre avec Alexander von Humboldt ' Voyage aux régions équinoxiales du Nouveau Continent' (1814) toujours reédité et 'Les plantes équinoxiales recueillies au Mexique, à Cuba... et de la rivière des Amazones' (1808) dont la collection se trouve aujourd'hui au Muséum national d'histoire naturelle de Paris.   Tout sur le Choisya Ternata :

    http://nature.jardin.free.fr/arbuste/nm_choisya_ternata.html

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Choisya_ternata

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  • Le Viburnum opulus

     

    Viburnum opulus 10342

     

    Le Viburnum opulus (Rose de GueldreCranberrybush européen, Ecorce de crampe, Arbre de Snowball, Boule de neige, Obier) est l'une des espèces de Viburnum indigènes en Europe et en Asie. 

    La viorne ou Viburnum, tire son nom du verbe latin 'viere' signifiant "lier, tresser, attacher" car les rameaux souples servaient autrefois de liens.

    L’épithète farreri commémore l’écrivain voyageur et collectionneur anglais Reginald Farrer (1880-1920), auteur de "The English Rock-Garden" paru en 1919. On trouve mention de Viburnum farreri dans le rapport de la Société Royale d’Horticulture (Gardeners’ chronicle) de 1944.

     

    Les viornes sont des arbrisseaux ou de petits arbres appartenant au genre Viburnum. Ce genre, autrefois classé parmi les Caprifoliacées, fait aujourd'hui partie de la famille des Adoxacées, rangée dans l'ordre des Dipsacales par la classification APG II (alors que la classification APG I se contentait de la situer dans les euasterid II, sans l'inclure dans un ordre).

    Ce sont des arbustes fréquemment plantés dans les jardins pour l'aspect décoratif de leurs fleurs et de leurs fruits, ces derniers étant souvent très appréciés par les oiseaux. On en compte entre 150 et 220 espèces dans le monde.

    Le nom viburnum, également écrit viburna, désignait déjà la viorne chez les Romains. Il pourrait venir du verbe vieo (= lier, attacher, tresser), les rameaux de certaines espèces ayant souvent été utilisés pour la confection de liens grossiers. Les rejets, très rectilignes ont également été utilisés pour confectionner des fûts de flèches.

     

    Nom commun : Obier, Viorne obier, Viorne trilobée, Rose de Gueldre*, Viorne aquatique, Boule de neige (pour la forme stérile), au Canada elle est appelée 'Pimbina' (nom amériendien) ou 4 saisons des bois, nommée par les anglophones 'Mooseberry', 'Dwarf European Cranberrybush', 'Cranberry tree ou 'Squashberry' .

     

    Viburnum opulus 10341

     

    Nom latin : Viburnum opulus  L.
    Famille :
    Caprifoliaceae.
    Catégorie :
    arbuste ou abrisseau à l'écorce d'un jaune grisâtre à la ramure en fausse dichotomie, les jeunes tiges vertes légèrement cannelées virant au brun clair durant l'hiver portent des bourgeons ovoïdes, glabres, brillants d'un brun rougeâtre à deux paires d'écailles.
    Port :
    dressé, étalé, arrondi chez les jeunes sujets en vieillisant la viorne à tendance à s'évaser.
    Feuillage :
    caduc, vert foncé, gaufré, rugueux, glabre sur le dessus au revers pubescent, à l'automne virant progressivement au jaune rouge, rouge pourpré à brun rougeâtre. Feuilles opposées, à 3 ou 5 lobes aigües à marge irrégulièrement dentelée, pétiole cannelé pourvu de petites glandes.
    Floraison :
    à la fin du printemps (fin mai-début juin), parfumée, nectarifère et mellifère. Larges et plates corymbes ombelliformes composées de 2 sortes de petites fleurs au centre les fertiles hermaphrodites à corolle à 5 lobes, sur le pourtour un peu plus grande les stériles qui sont les premières à s'entre-ouvrir, ce sont elles qui attirent les insectes pollinisateurs.

     

    Viburnum opulus 10338

     

    Couleur : blanc pur pouvant virer en fin de floraison au blanc rougeâtre pour les stériles, les fertiles sont d'un blanc crème.
    Fruits :
    corymbes pendantes de petites baies globuleuses (9 - 10mm) d'un rouge brillant et translucide à maturité (août-septembre) qui peuvent rester en place une bonne partie de l'hiver, contenant une seule graine brunâtre.
    Croissance :
    moyenne.
    Hauteur :
    2 - 5 m pour un étalement avoisinant les 3m.
    Plantation :
    de préférence à l'automne ou en hiver.
    Multiplication : bouturage de tiges aoûtées, marcottage, prélévement de drageons, par semis au printemps en ayant pris soin de conserver les graines au frais durant l'hiver.
    Sol :
    frais, humifère, mais tolère aisément les sols pauvres, calcaires ou argileux.
    Emplacement :
    soleil ou mi-ombre.
    Zone :
    2-10. Parfaitement adaptée à la pollution atmosphèrique, supporte assez bien la sécheresse.
    Origine :
    Afrique du Nord, nord et ouest de l'Asie, en Europe continentale notamment dans les pays scandinaves, l'est de l'Europe dont Russie, dans les sous-bois humides et dans les haies bocagères, présent en France jusqu'à une altitude de 1400m.
    Entretien :
    les deux premières années bien arroser. La taille s'effectue de préférence un peu après la floraison,si vous souhaitez lui conserver un port arrondi.
    Peut être sujet aux pucerons noirs, c'est aussi l'hôte des pontes dans des petits trous creusés dans les ramilles, puis des larves ravageuses de la chrysomèle de la viorne Pyrrhalta viburni qui, progressivement en grandissant, piquent les feuilles puis dévorent intégralement les limbes ne laissant que les nervures, lorsque ces attaques se renouvellent plusieurs années de suite, elles peuvent entraîner son dépérissement.
    NB :
    Son nom viburnum  vient du latin où il désigne déjà le genre, un mot qui viendrait de 'vieo', 'viere' qui signifie tresser et son nom spécifique opulus  est le nom commun latin qui désigne un érable, on suppose qu'il s'agit de l'érable champêtre, faisant référence à la similitude de leur feuillage, on appelle Acer opulus  l'érable à feuilles d'obier.
    Ce genre comprend deux cents espèces d'arbrustes caducs ou persistants, originaires des zones tempérées du globe.
    La viorne est idéale pour être utilisée en sujet isolé, dans les massifs arbustifs ou encore entrer dans la compostion de haies champêtre, fleuries et/ou à baies décoratives.
    Parmi les cultivars citons :

    Viburnum opulus 
    'Compactum', une ancienne obtention française (1841) comme son nom l'indique au port dense et compact, floraison d'un blanc crème, à l'automne baies d'un rouge vif. Zones 3-8.
    Viburnum opulus 
    'Apricot', de petite taille environ 1m de haut, floraison blanche recherché pour sa fructification couleur abricot.
    Viburnum opulus 
    'Aureum' ou Viorne-obier dorée, au feuillage jaune vert, les jeunes pousses sont jaunes, environ 1.50m de haut, larges corymbes plates de fleurs stériles blanches, fertiles crèmes, baies d'un rouge vif à rouge orangé, attention le plein soleil ne lui convient pas, zones 2-8.
    Viburnum opulus 
    'Compactum', de taille moyenne 1,50 à 1 2,40m à croissance très lente, floraison en boule blanche, baies d'un rouge cerise, zones 2 - 8.
    Viburnum opulus 
    'Compactum Aureum' doré et compact.
    Viburnum opulus 
    'Flore pleno' comme son nom l'indique floraison en boule sphérique.
    Viburnum opulus 
    'Nanum' forme naine 50 à 60cm de haut, sans floraison, feuillage rouge à l'automne, le jeune feuillage est d'un rouge-bronzé qui vire au vert foncé, zones 2-8.
    Viburnum opulus 
    'Notcut's variety' ou Notcutts' issu de croisement avec Viburnum trilobum , au port dressé, larges corymbes bombées de nombreuses et larges fleurs stériles d'un blanc pur, les petites fertiles d'un crème rosé, grosses baies rouges.
    . Viburnum opulus  'Park Harvest' commercialisé aussi sous le nom de 'Harvest Gold' entre 2.4 à 3.50m de haut, feuillage doré à marge rouge, floraison blanche, baies d'un rouge vif, zones 4 - 8.
    Viburnum opulus 
    'Pink Sensation', à fleurs d'un blanc rosé.
    Viburnum opulus L. var. roseum 
    L., Viburnum opulus  'Roseum' ou 'Sterile' appelé Boule de Neige, 3 à 4m de haut, floraison en grosses boules sphériques d'un blanc vert-anis, virant au blanc puis au blanc rosé, sans fructification, peut être planté à l'ombre, celui des photos car c'est le seul que j'ai sur mon terrain.

     

    Viburnum opulus 10336

     

    Viburnum opulus  'Variegatum' commercialisé dans les pays anglo-saxons sous le nom de 'Kristy D', de taille moyenne au feuillage panaché de crème, baies d'un rouge vif.
    Viburnum opulus 
    'Xanthocarpus' environ 2,40m de haut, recherché pour ces baies jaunes qui, à maturité, virent à l'orange translucide.

    Il existe également : 'compactum' à croissance lente.
    Viburnum opulus L. var. americanum 
    Ait. appelé American cranberrybush, au port arrondi, environ 4m de haut, larges feuilles (+ ou - 11cm) jeune feuillage rougeâtre, en été larges corymbes légèrement bombées de quelques fleurs stériles et nombreuses fleurs fertiles blanches, baies d'un rouge cerise.


    Propriétés et utilisations :

    Les baies charnues et juteuses, à saveur très âpre, ne peuvent être consommées qu'après cuisson, généralement elles sont récoltées après les premières gelées, crues consommées en quantité elles peuvent provoquer des vomissements, des irritations de la peau et/ou des muqueuses et des désordres intestinaux, elles contiennent entre autre de l'acide valérianique (qui a des propriétés sédatives), de la viburnine et des saponines.
    Dans les pays scandinaves et en Russie, elles sont couramment cueillies pour confectionner des confitures appelées en Russie 'kalinka', des gelées parfois mélangées avec des pommes, des desserts, des jus de fruits (réputé fortifiant, sirops, vins, eau de vie, ou tout simplement les baies séchées en lieu et place des raisins secs.
    Autrefois, les graines torréfiées étaient employées comme succédané du café.
    Dans la pharmacopée traditionnelle, la viorne est réputée pour ses propriétés antispasmodiques, calmantes et sédatives, prescrites pour traiter la toux, l'asthme, les oreillons, les règles douloureuses, les infections utérines, les dermatoses et prurits.
    Dans l'industrie pharmaceutique, de l'écorce est extraite une teinture mère.
    En homéopathie, aromathérapie et phytothérapie la viorne est prescrite en usage interne ou externe pour traiter les spasmes musculaires et les syndromes prémenstruels et les dysménorrhées.


    Autres espèces :

    Viburnum x bodnantense 
    Aberc. ex Stearn, issu de croisement entre Viburnum fragrans  Bunge × Viburnum grandiflorum  Wall. ex DC ou Viorne d'hiver, viorne caduque.
    Viburnum x burkwoodii 
    Hort.
    Viburnum carlesii 
    Hemsl ou Viorne de Carles.
    Viburnum cassinoides 
    (L.) Torr. & A. Gray. ou Viburnum cassinoides, Viorne cassinoide.
    Viburnum lantana 
    L., synonyme Viburnum aragonense  Pau ou Viorne mancienne, Viorne flexible.
    Viburnum odoratissimum 
    Ker Gawl., ou Viorne très odorante,.
    Viburnum plicatum 
    'Watanabe'.
    Viburnum sargentii 
    'Onondaga'.
    Viburnum tinus 
    L., ou laurier-tin.


    * Rose de Gueldre
    , nom d'un des duchés du Saint empire romain germanique qui, en 1477, faisait partie des Pays-Bas bourguignons.  C'est aujourd'hui la province du Gerlderland (chef-lieu Arnhem) situé à l'est des Pays-Bas.

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  •  L'Arbre de Judée


    Arbre de Judée 2196

     

    Nom commun : Arbre de Judée ou Gainier, Bouton rouge, Saougras ou Saugras (en occitan), nommé par les anglophones 'Judas tree'.
    Nom latin : Cercis siliquastrum  L., synonyme Cercis siliquosa  St.Lag., Cercis florida  Salisb.
    Famille : Cesalpiniaceae. (Légumineuses).
    Catégorie : arbre ou arbuste au tronc souvent penché et tortueux à l'écorce noirâtre gerçurée. Les rameaux sont en zig-zag et les jeunes pousses sont d'un pourpre foncé.

     

    Arbre de Judée 2197

     

    Port : étalé, irrégulier.
    Feuillage : caduc, bronze puis vert légèrement bleuâtre au revers glauque. Feuilles (7-12 cm) alternes, suborbiculaires, cordiformes à la base avec 7 nervures palmées, arquées de teinte rougeâtre comme le long pétiole. Elles sont souvent repliées.
    Floraison : printemps (mars-avril), parfumée et méllifère. Sur le tronc en partie supérieure, sur les branches et les rameaux de 2 ans, avant les feuilles, petites fleurs roses réunies en faisceaux.

    Couleur : rose vif à rose pourpre-violacé.

     

    Arbre de Judée 2216

     

    Fruits: en été (juillet-août) : fines gousses (7-10 cm) pendantes, plates, oblongues, rétrécies aux deux extrémités d'un brun- rouge, demeurant sur l'arbre après la chute du feuillage, petites graines ovoïdes, aplaties brunes qui sont à l'automne fort convoitées par la mésange bleue, Parus caeruleus et la mésange charbonnière Parus major
    Croissance : moyenne. Les premiers années, la croissance est assez rapide puis elle ralentit.
    Hauteur : 6 à 10 m en arbre, mais 3m en arbuste acaule.
    Plantation : de préférence à l'automne.
    Multiplication : semis ou bouturage de tiges aoûtées, de drageons ou greffe. Attention à bien choisir son emplacement, car il n'aime pas être transplanter (racine pivotante). La première floraison a lieu vers 5 ou 6 ans.
    Sol : riche, drainé avec une préférence pour les sols calcaires.

     

    Arbre de Judée 2212

     

    Emplacement : soleil. A l'abri des vents violents et froids (pour la floraison).
    Zone : Résistance jusqu'à - 10°C. Tolère la pollution atmosphérique et les embruns, parfaitement adapté à la sécheresse une fois installé.
    Origine : Moyen-Orient, sud-est de l'Europe, en région méditerranéenne.
    Entretien : Il a fréquemment tendance à prendre une forme de buisson, dans ce cas faire une taille de mise en forme, après la floraison. Il peut être palissé le long d'un mur ou conduit sur une pergola comme au Jardin de la villa Noailles à Grasse.
    NB :  Son nom vient du grec 'kerkis', qui désigne l'arbre mais signifie navette de tisserand et siliquastrum désigne en latin le piment venant de 'siliqua' qui signifie silique faisant référence à la forme des gousses.

     

    Arbre de Judée 2224

     

    Depuis toujours il y a eu confusion entre Judée et Judas, et selon les légendes il serait l'arbre où Judas se pendit. Les fleurs poussant directement sur le tronc seraient les larmes du Christ. Mais dans les Actes des apôtres, on peut lire sans plus de précision : " Hommes frères, il fallait que fût accomplie cette écriture que l'Esprit Saint a dite d'avance par la bouche de David, touchant Judas, qui a été le guide de ceux qui ont pris Jésus ; car il était compté parmi nous, et il avait reçu en partage ce service ; celui-ci donc s'était acquis un champ avec le salaire de l'iniquité, et, étant tombé la tête en avant, s'est crevé par le milieu, et toutes ses entrailles ont été répandues".
    Ce genre comprend selon certains botanistes 7 espèces, selon d'autres 10 espèces d'arbustes ou arbres caducs, originaires des zones tempérées d'Amérique du Nord, du nord-est du Mexique, de l'est de l'Asie et du Moyen Orient.
    Il fut introduit dans les jardins d'Europe au 17ème siècle.

     

    Arbre de Judée 2198

     

    Propriétés et utilisations :
    Les bourgeons de feuilles ont des propriétés anti-thrombotiques utilisées dans la pharmacopée occidentale et asiatique.
    Les indiens d'Amérique utilisaient l'écorce et les racines en décoction pour traiter les nausées, vomissements, dysenteries, les états fébriles et la coqueluche.
    Son bois est veiné de brun- noir et a un très beau poli.


    Quelques autres variétés :
     Cercis siliquastrum  'Alba' : Une variété très ancienne, mais peu répandue à fleurs blanches, sa floraison est un peu plus tardive que les variétés roses, son jeune feuillage est vert très acide. Vous pouvez en voir, conduit sur une pergola au Jardin de la villa Noailles à Grasse.
    Cercis siliquastrum  'Rubra': à fleurs rose foncé un peu rougeâtre.
    Cercis siliquastrum  'Bodnant': un clone créé en Grande Bretagne au National Trust Garden Bodnant à fleurs rose pourpré.
    Cercis siliquastrum  ‘Flora-Plena’: à fleurs doubles.
    Cercis siliquastrum  ' Fructu-Rubra': à gousses rouges.
    Cercis siliquastrum  ‘Penduliflora’: à grappes pendantes.
    Cercis siliquastrum  ‘Sterilis’: qui ne produit pas de gousses.
    Cercis siliquastrum  ‘Carnea’: rose soutenu.

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  • Le Kolkwitzia amabilis

     

    Kolkwitzia 10322

     

    Kolkwitzia amabilis est un arbuste de la famille des Caprifoliaceae selon la classification classique, ou des Linnaeaceae selon la classification phylogénétique. C'est la seule espèce acceptée à l'heure actuelle du genre Kolkwitzia.

    C'est une espèce originaire de Chine et cultivée pour son abondante floraison printanière et odorante rose pâle.

    Il est appelé par les anglophones « Beauty bush » c'est à dire littéralement « buisson de beauté ».


    Kolkwitzia 10317

     

    Nom commun : Kolkwitzia, Kolkwitsia, buisson de beauté.

    Nom latin : Kolkwitzia amabilis  Graebn.
    Famille :
    Caprifoliaceae.
    Catégorie :
    arbuste à ramification souple, arquée à l'écorce d'un brun grisâtre qui se desquame en lanières.
    Port :
    buissonnant, compact, étalé, évasé, retombant.

     

    Kolkwitzia 10640

     

    Feuillage : caduc, vert sombre superbe à l'automne (acajou). Longues feuilles opposées, ovales acuminées
    Floraison :
    abondante et longue, environ 3 semaines fin de printemps et début d'été (avril-juin selon climat), mellifère pollinisée entre autre par les abeilles. En cime, corymbes axillaires de petites fleurs campanulées à corolle à 5 lobes (2 en haut 3 en bas) à marge irrégulière et ondulée, pédicelle et calice poilu.
    Couleur :
    rose pâle à presque blanc à rose plus soutenu vers la gorge qui est veinée de jaune orangé, le revers et les boutons floraux sont  rose bonbon.
    Fruits :
    petites capsules velues.
    Croissance :
    rapide.

     

    Kolkwitzia 10323

     

    Hauteur : 1,50 à 3m, voire un peu plus pour un étalement identique. C'est un arbuste qui a tendance à drageonner.
    Plantation :
    au printemps à l'abri des vents et des gelées printanières.
    Multiplication : par semis ou bouturer des pousses tendres en été.
    Sol :
    tous, bien drainés même calcaires.
    Emplacement :
    soleil ou mi-ombre.
    Zone :
    4 - 9, tolère aisément -20°C, parfaitement adapté à la pollution atmosphérique.
    Origine :
    sud de la Chine, province du Hubei, aujourd'hui c'est une espèce rare menacée en voie de disparition figurant sur 'The Red Data Book of Plants in China (2000)'.

     

    Kolkwitzia 10330

     

    Entretien : arroser durant le premier été. La taille si nécessaire s'effectue dans le courant de l'hiver en veillant à supprimer les bois de l'année ayant fleuri.
    NB :
    Mérite d'être plus utilisé dans les jardins car il est rustique, idéal pour être utilisé en sujet isolé, en arrière plan dans les massifs arbustifs ou encore entrer dans la composition de haies libres, et les branches fleuries peuvent entrer dans la composition de bouquets.
    Ce genre ne comprend qu'une seule espèce, découverte vers 1889 à l'ouest de la province de l'Hubei par le botaniste anglais Ernest Henry Wilson (1876-1930) qui durant son séjour collectât de nombreuses espèces pour le compte des pépinières Veitch (Exeter - Angleterre) où il fut introduit dans le courant de 1901. Il est dédié au botaniste berlinois Richard Kolkwitz.

     

    Kolkwitzia 10410

     

    Parmi les cultivars citons :
    Comme il existe des variétés plus ou moins florifères, il est préférable de les acheter en fleurs.
    Kolkwitzia amabilis 
    'Maradco' au feuillage jaune, floraison rose pâle Kolkwitzia amabilis  'Pink Cloud' rose vif
    Kolkwitzia amabilis 
    'Rosea' floraison d'un rose foncé.

     

    Renseignés glanés, entre autres, sur :

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Kolkwitzia_amabilis

    http://nature.jardin.free.fr/arbuste/nmauric_kolkwitzia.html

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  • SPIREA VAN HOUTTEI

     

    Spirée van houttei 10351

     

    Les spirées sont des arbustes ou arbrisseaux rustiques utilisés pour leurs fleurs et leurs feuillages. 

    Le genre comprend près d'une centaine d'espèces et de nombreuses variétés différentes dans la couleur des fleurs, dans le feuillage mais aussi par l'époque de floraison.

     Les spirée d'été sont représentées par les variétés de spiraea japonica aux fleurs blanches ou roses, et au feuillage souvent décoratif.

    Les spirées du printemps nous offrent une floraison blanche qui inonde les rameaux s'arquant sous leur poids  .

    La spirée vanhouttei, dont je vous parle aujourd'hui, se couvre de blanc en mai. 

     

    Spirée van houttei 10356 


    Nom commun : Spirée 'Van Houtte'
    Nom latin : Spiraea 'Van Houtte' syn. S. x vanhouttei.
    La Spirée de Van Houtte (Spiraea ×vanhouttei) est un arbuste caduc hybride de Spiraea cantoniensis et de Spiraea trilobata.
    Famille : Rosaceae
    Catégorie : Arbuste
    Port : Buisson compact. Jeunes rameaux arqués
    Feuillage : Caduc. Petites feuilles ovales légèrement dentées, vert bleuté

    Floraison : Mai. Ses fleurs en ombelle de 5 cm de diamètre font ployer sous leur poids les rameaux de l'arbuste.

    Couleur : Abondantes petites ombelles blanches tout le long des rameaux.

     

    Spirée van houttei 10358

     

    Croissance : rapide
    Hauteur : 1,5m à 2,5 m
    Plantation : Automne, Hiver. Toute saison si en conteneur. 
    Multiplication : Prélever des boutures semi-ligneuses en juillet/août et les placer en sol sableux sous châssis froid jusqu'au printemps suivant. diviser les souches entre octobre et mars.
    Sol : Profond, plutôt frais, fertile, acide ou neutre mais supporte un peu de calcaire (c'est le cas chez moi).

     

    Spirée van houttei 10354


    Emplacement : Soleil
    Zone : 5
    Entretien : Après la floraison, rabattre les rameaux ayant fleuri afin de favoriser la pousse de nouvelles tiges.
    NB: La variété 'Pink Ice'  a un feuillage tacheté de blanc

     

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  •  LE FORSYTHIA x intermedia


    Forsythias 10036

     

    Le genre Forsythia est un genre d'arbustes de la famille des Oleaceae, connu pour leur abondante floraison jaune, qui se produit parmi les premières en fin d'hiver et début de printemps.

    Originaire du Japon, le premier plant vivant est introduit en Hollande par Verkerk Pistorius en 1833. Martin Vahl, professeur de botanique à Copenhague, crée en 1804 son nom de genre en l'honneur de William Forsyth, co-fondateur de la société royale d'horticulture.

    Les Forsythia sont les hôtes de chenilles de quelques Lépidoptères dont Euproctis chrysorrhoea et Naenia typica.

     

    Cet arbuste est un hybride de Forsythia suspensa (Thunb.) Vahl et de Forsythia viridissima Lindl.

     

    Forsythia 10081

     

    DESCRIPTION

    Nom commun : Forsythia hybride, Forsythia de Paris, Mimosa de Paris, nommé par les anglophones 'Border forsythia', 'Showy forsythia, Golden bell '
    Nom latin : Forsythia x intermedia  Zabel, donné pour synonyme de Forsythia x intermedia var. densiflora 
    Famille : Oleaceae

    Catégorie : arbuste à la ramification assez basse (utilisable dans la composition de haies)
    Port : érigé, buissonnant
    Feuillage : caduc, vert foncé. Feuilles simples opposées, lancéolées à marge dentée.

    Floraison : fin hiver à début du printemps (courant mars-avril), avant l'apparition des feuilles, fleurs hermaphrodites en clochettes à 4 pétales, voir détails photo
    Couleur : jaune brillant, étamines jaune d'or.
    Croissance : rapide

    Hauteur : 1.5-2 m

     

    Forsythias 10032

     

    CULTURE

    Exposition : plein soleil ou ombre légère

    Type de sol : sol peu fertile frais et bien drainé
    Utilisation : massif d'arbustes, talus, sujets isolés
    Hauteur : 1,50 à 3 m
    Catégorie : arbuste à fleurs
    Plantation : printemps ou automne

    Sol : fertile ou riche, plutôt lourd, frais, acide ou neutre, mais en fait est très tolérant, accepte également les sols alcalins et même calcaire, les sols pauvres ou secs
    Emplacement : soleil, mi-ombre, accepte également l'ombre au détriment cependant de l'intensité de la floraison, pour un palissage veiller à le planter en biais contre le support.
    Zone : 5-10.
    Multiplication : bouturage de tiges aoûtées en été ou à l'automne ou simplement par marcottage en prenant soin d'enlever un peu d'écorce.
    Ennemis et maladie : galle du forsythia et pourridié

    Entretien : les 3 premières années un simple nettoyage des tiges grêles, mal placées ou mortes, les années suivantes toujours à la fin de la floraison couper les tiges latérales sur le vieux bois au niveau des nouvelles pousses et ce tous les 2 ans.

     

    Forsythia 10076 


    Origine : c'est une obtention allemande (1885) issue de croisement entre Forsythia suspensa  Vahl et Forsythia viridissima  Lindl..

    NB : Il est l'un des premiers arbustes à fleurir à la sortie de l'hiver et c'est l'intensité de sa floraison qui fait son succès. Il est apprécié en fleurs coupées, vous pouvez début décembre, couper une branche ou deux branches les mettre dans de l'eau et à Noël elles seront en fleurs.
    Son nom Forsythia  lui a été donné en souvenir du botaniste horticulteur écossais William Forsyth (1737-1804) qui fut à Londre Directeur de Kensington Garden un des fondateurs de la RHS, Société Royale d'Horticulture (1804).
    Ce genre comprend 7 espèces d'arbustes caducs parfois semi-persistants (selon climat), tous originaire du Japon et de la Chine, qui fut introduit dans les jardins d'Europe dans le courant du 19ème siècle.

    Il peut être utilisé en sujet ou massif isolé, entrer dans la composition de massifs arbustifs, de mixed-border, de haies libres ou encore palisser contre un mur. Certaines nouvelles variétés ont été créées pour être utiliser en couvre-sol, d'autres de petites tailles adaptées aux petits jardins, aux rocailles, aux bacs ou potées ne nécessitant quasiment pas de taille, donc veiller à bien choisir votre cultivar.

     

    Forsythias 10033

     

    Parmi les cultivars citons :
    Forsythia  'Beatrix Farrand' obtention Karl Sax* (1944) H 2 m, jaune foncé, assez florifère, feuillage brillant.
    Forsythia  'Boucle d'Or' peut être commercialisé aussi sous le nom de 'Courtacourt' une obtention de l'INRA, H 08-1m pour un étalement identique port compact, dense floraison d'un jaune soutenu dans le courant de mars-avril, idéal pour les petits jardins, les rocailles ou les potées.
    Forsythia  'Casque d'Or' peut être commercialisé aussi sous le nom de 'Courdijau', une obtention de l'INRA, H 0.80-1m, compact, floraison jaune d'or au début du printemps, idéal pour les petits jardins, rocailles, massifs ou haies basses ou simplement dans des bacs ou potées.
    Forsythia  'Courtalyn' H 1.5-2 m, port arrondi
    Forsythia x intermedia  'Golden Peep' commercialisé aussi sous le nom de 'Courtalyn Golden Peep', de petite taille compact 0.80m, floraison précoce jaune d'or.
    Forsythia x intermedia  'Karl Sax' recherché pour son feuillage brillant et doré.
    Forsythia x intermedia  'Lynwood' H 2.5-3 m, floraison précoce février-mars jaune d'or.
    Forsythia x intermedia  'Lynwood Gold’ H 2.5-3 m, de la fin du printemps au début de l'été, floraison jaune vif.
    Forsythia x intermedia  'Marée d'or' une obtention de l'INRA H 0.6-0.80 m pour un étalement 1.50m voire plus car il se marcotte au port couvre-sol, idéal pour les rocailles, talus, plates-bandes ou simplement bac et larges potées.
    Forsythia x intermedia  'Mélée d'Or' assez compact, de petite taille H 1m maximum pour un étalement identique, port buissonnant très compact, floraison jaune assez clair au milieu du printemps, feuillage virant au pourpre à l'automne, idéal pour les petits jardins, rocailles, bacs ou potées.
    Forsythia x intermedia  'Spectabilis' H 2-3 m, très florifère
    Forsythia  'Week-end' une obtention de l'INRA, H 2-3m pour un étalement d'environ 2m, port dressé, ramifié, abondante floraison jaune d'or début du printemps courant mars.

     

    Forsythia 10079

     

    Autres espèces :
    Forsythia giraldiana<  Lingelsheim, Forsythia de Giraldi * : Originaire de Chine (province du Séchouan), H 4 m, tiges juvéniles pourpres, fleur jaune pâle en fin d'hiver.
    Forsythia ovata  Nakai, Forsythia de Corée : Originaire d'Asie Corée, H 1.5 m
    Forsythia suspensa  (Thunb.) Vahl. Forsythia à fleurs pendantes : Originaire de Chine (Mongolie), Japon, H 3m, port grêle, arqué, floraison début du printemps jaune d'or, zones 4-9.
    Forsythia suspensa var. sieboldii  H 6 m, port retombant, tiges pendantes que l'on palisse facilement.
    Forsythia viridissima  Lindl. : Originaire de Chine, caduc à semi-persistant selon climat, H 2m, zones 5-9.

    * Karl Sax (1892-1973), professeur de biologie -généticien américain qui oeuvrât au Département de Biologie de l'Arboretum d'Arnold (Masachusett) il fut le pionnier de la génétique et cytologie ses recherches eurent des applications importantes en horticulture, il fit des essais sur les forsythia et il fut le premier à obtenir un cultivar tétraploïdece qui signifie qu'il y a plus de deux jeux chromosomiques obtenues par exposition aux rayons X.
    * Giraldiani en souvenir du missionnaire-botaniste collecteur italien Giuseppe Giraldi (1848-1901) qui séjournât en Chine entre 1890 tot 1895 dans la province du Shaanxi (Shensi) et quelques espèces originaires d'Asie porte son nom comme un Callicarpa ou un un Lonicera

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  • Le Prunus Pissardii

    Prunus pissardii 772

     
     Le Prunus cerasifera 'Pissardii' se rencontre beaucoup dans les alignements des villes par sa floraison printannière rose très abondante. Le prunier à fleurs 'Pissardii' fait partie des variétés très vigoureuses. Le feuillage est pourpre intense, brillant créant une belle harmonie avec l’écorce brune.
     
     
    A la plantation, mélanger votre terre de jardin avec du terreau à hauteur de 50%. Ensuite, vous pouvez tasser la zone autour de l'arbre et réaliser une cuvette de plantation que vous conserverez deux ans. Arroser copieusement votre sujet une à deux fois par semaine pour favoriser la reprise.
    Le Prunier à fleurs sera mis en valeur en isolé, en massif, en alignement ou associé avec d'autres arbres.
     
     

    Son feuillage poupre très remarqué demande des associations avec d'autres arbres verts pour ne pas trop surcharger le décor. Par exemple le Catalpa bignonioïdes ou le Liquidambar styraciflua.

     

    Prunus 9967

     

    CARACTÉRISTIQUES


    Nom commun : Prunier d'ornement, Prunier myrobolan, cerisier à fleur, nommé par les anglophones 'Cherry plum' ou 'Myrobalan plum'.
    Nom latin : Prunus cerasifera  Ehrh, synonyme Prunus pissardii  Carrière.
    famille : Rosaceae
    Catégorie : arbre parfois épineux à l'écorce noirâtre légèrement gerçurée, les jeunes rameaux sont rougeâtres et grêles.
    Feuillage : caduc, pourprefoncé au revers pubescent le long des nervures, les jeunes feuilles sont d'un rouge pourpré. Feuilles (4-8cm) simples, alternes, elliptiques à marge denticulée, pour certains auteurs le feuillage de 'Nigra' serait plus foncé et plus grand que celui de 'Atropurpurea'.
    Port : étalé, irrégulièrement arrondi, dense car très ramifié.
    Floraison : fin hiver à début du printemps avant la foliation. Fleurs hermaphrodites à 5 pétales arrondis, nombreuses étamines et un style.
    Couleur : rose.

     

    Prunus 9968
     

     

    Fruits : petites prunes (2 à 3cm) juteuses d'un rouge foncé à pourpre pruineux maturent aux alentours de juillet. Comestibles.
    Période de récolte des fruits : aôut, septembre

    Hauteur : 5-8 m.
    Plantation : automne ou printemps
    Multiplication : greffage en tête courant mars ou par semis.
    Croissance : rapide.
    Sol : indifférent frais ou sec mais surtout drainé.
    Emplacement : soleil ou mi-ombre.
    Zone : 5-10.
    Origine : très ancienne obtention (1880) due à une mutation du prunier myrobolan en provenance de Tabriz (capitale de l'Azerbaïdjan iranien) qui aurait été diffusé par la pépinière Croux de Châtenay-Malabry.
    Entretien : éventuellement si vraiment nécessaire taille après floraison. Supporte parfaitement la sécheresse.

     A savoir, il drageonne et repousse de souche.

     
     
    NB : C'est un arbre d'ornement robuste et rustique qui ne parvient pas à être centenaire vivant jusqu'à + ou - 80 ans, un arbre trop souvent employé comme arbre d'alignement ou en sujet isolé devant les maisons, au milieu des parterres qui pourrait être utilisé sous forme de buisson dans les massifs arbustifs ou en mélange dans les haies libres.
    Le nom du genre Prunus vient du latin où il désigne le prunier Prunus domestica et son nom spécifiquecerasifera vient du latin 'cerasus' qui désigne la cerise et de 'ferre' signifiant porter donc un prunier portant des cerises et le nom spécifique 'Pissardii' lui fut donné par le botaniste français Élie Abel Carrière* (1818-1896) en souvenir de Pissard qui oeuvrât dans les jardins impériaux du Shah de Perse* en tant que jardinier en chef et qui adressât à des pépiniéristes français des herbiers et des graines notamment de rosiers remontants de type Noisette dont l'un d'entre eux lui fut d'ailleurs dédié Rosa pissardi  Carrière (1891).
    Prunus pissardii 10187
    * Shah de Perse : Nâser ed-Din Shâh Qâjâr (1831-1896) de la dynastie des Qadjars qui fût le shah de Perse de 1848- 1896 (il fut assassiné) , il fût le premier souverain persan à entreprendre en avril 1873, son premier voyage à travers l'Europe (Russie, Allemagne, Belgique, Angleterre, France dont Cannes et sa Croisette, Suisse, Italie et Autriche), il relate ce long périple dans 'Journal de voyage en Europe, 1873 (réédité en 2000 - Actes sud) Monarque qui mit en place de nombreuses réformes et tentât de moderniser l'Empire (la poste, la banque, le chemin de fer) en profitant tour à tour des avantages offerts par les Anglais ou les Russes.
    Jardins impériaux de Tabriz il s'agit peut être du célèbre jardin de Shâh-Goli et du Lac du Roi, aujourd'hui renommé Bagh-e Melli, Bagh signifiant jardin, ce jardin persan construit dans le courant du dix-huitième siècle où des jeux de terrasses, donnent aux visiteurx l'impression que le lac flotte au-dessus du paysage avec en son centre un pavillon hexagonale.
    * Élie Abel Carrière* (1818-1896) horticulteur et botaniste français qui fut au Musée nationale d'histoire naturelle de Paris le jardinier en chef des pépinières qui s'interessât principalement aux arbres fruitiers, on lui doit de nombreux ouvrages d'horticulture et d'arboriculture dont "Description et classification des variétés de pêchers et de brugnoniers" (1867), une Encyclopédie horticole et des ouvrages sur les nouveaux conifères introduits en Europe (genre tsuga).

    Il fut aussi le rédacteur en chef de la Revue horticole fondé en 1829 édité par la Société Nationale d'Horticulture de France.

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  • Le Pieris Forestii
    'Forest Flame'
    Pieris 1787
     
    Le pieris, appelé couramment andromède est un arbuste persistant originaire d'Amérique du Nord ou d'Asie. En réalité, les vrais andromèdes (andromeda) ne sont pas des pieris, ils constituent une espèce voisine appartenant, comme le pieris, à la famille des éricacées.

    La plante forme un buisson plus ou moins étalé ou élevé suivant l'espèce ou la variété.
    Les feuilles persistantes souvent lancéolées sont très rapprochées vers l'extrémité des rameaux.

    La floraison se manifeste sous forme de panicules de petites fleurs généralement blanches et dont la corolle est en forme de grelot (on dit urcéolée).

     

     

    Pieris 1557

     

    La multiplication s'effectue par semis ou par marcottage.

    Cette plante demande un sol acide (terre de bruyère) et frais ainsi qu'une exposition à la mi-ombre.

     
    Il existe une dizaine d'espèces de pieris parmi lesquelles on trouve surtout :
    - pieris japonica, l'andromède du Japon qui peut s'élargir beaucoup et avoisiner les 3 m de haut. Ses feuilles sombres aux 2 faces brillantes sont décoratives ; à leur sortie, elles présentent une belle teinte rougeâtre. Les fleurs sont blanches, en panicules pendantes, parfois abîmées par les gelées.
    De nombreuses variétés ont été développées.
    - pieris formosa dont une variété dite Forestii est remarquable par ses jeunes pousses rouges ou roses et ses fleurs aux grandes corolles blanches et parfumées en avril - mai.
    - pieris floribunda au port et aux fleurs dressées également tardives ; demande un sol très drainé et peu riche.
    Des hybrides issus du croisement de deux espèces de pieris ont évidemment vu le jour et sont commercialisés.
     
    Pieris 1591

    Venus d'Andromède, les Pieris

    Les Pieris étaient en grec, les muses. En botanique, ces arbustes cousins des bruyères, sont originaires d'Extrême-Orient ou d'Amérique du Nord. Leur végétation saine et persistance porte une longue floraison de printemps. Dès mars apparaissent des grappes de fleurs de couleur blanche, légèrement rosée, semblables au muguet. Mais c'est à un véritable festival de couleurs rouges ou cuivrés auquel vous assisterez lors de la pousse des jeunes rameaux qui, selon les variétés, peuvent présenter des mutations jaune, orangé ou rouge vif. Selon le climat régional vous utiliserez le Pieris Forest Flame et Pieris Forestii sous climat doux et tempéré. Le Pieris Japonica et le Pieris floribunda conviendront mieux à des régions aux froids intenses. Installez les Pieris en mi-ombre ou à l'ombre dans un sol frais en été dont le mélange acide contiendra de la terre de bruyère. Un apport d'engrais régulier est nécessaire à une bonne floraison.

     

    Pieris 1790

    Ces clochettes très lumineuses appartiennent à un Pieris Forestii 'Forest Flame' ou Andromède. Arbuste de terre de Bruyère, donc de terre acide, il mesure jusqu'à 2, 50 m. Il est persistant, nous fait le bonheur d'avoir des pousses rouges au printemps en même temps que ces magnifiques grappes de clochettes blanches. Tout comme le photinia, ses feuilles deviennent vertes ensuite. Il mesure actuellement près de 2m et est placé devant ma façade nord, la seule à l'ombre.
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  • L'exochorda
     
    Exochorda 1496

    C'est le plus romantique des arbustes de printemps, lorsque ses branches lourdes de fleurs vont jusqu'à frôler le sol. Mais c'est aussi un des plus faciles à vivre : ce romantique-là n'est jamais malade !

    Pour l'exochorda, avoir une bonne terre de jardin, pas trop calcaire, de la place (il aime prendre ses aises) et de la lumière, sont là les conditions sine qua non d'une floraison à vous couper le souffle : des fleurs de 2 à 3 cm de diamètre, blanc pur, serrées tout au long des tiges.
    Ces dernières, droites et fières chez les jeunes exochordas, s'assouplissent avec le temps et s'arquent naturellement.
    Alors, l'exochorda se remarque-t-il de loin, a fortiori s'il est planté au beau milieu de la pelouse ou devant une haie de feuillage sombre d'arbres ou d'arbustes persistants.

     

    Exochorda 1511

    Heureux possesseurs de balcon, sachez que l'Exochorda macrantha 'The Bride' ou l'Exochorda serratifolia 'Snow White' donnent aussi de très bons résultats lorsqu'ils sont plantés dans un bac de 40 cm de côtés, car ils restent assez compacts et ne dépassent guère 1,50 m en tous sens. Amateurs de grand spectacle, offrez-vous E. macrantha, ou E. giraldii, le seul qui soit légèrement parfumé : Ils peuvent atteindre jusqu'à 4 m de haut. Ainsi certains leur trouvent-ils un air dégingandé ! Ceux-là ne savent donc pas qu'on peut les tailler après la floraison, rabattre d'un tiers les tiges les plus grêles, supprimer les plus anciennes et, ainsi, encourager l'apparition de nouvelles tiges plus florifères encore.

     

    Le saviez-vous ?

    C'est de Chine que sont venus les premiers exochordas cela fait un siècle et demi : E. racemosa, l'un des parents de Exochorda macrantha, fut le tout premier introduit en Europe, en 1849, devant E.giraldii, découvert dans le nord-ouest de la Chine en 1890.

    Le nom Exochorda vient des mots grecs exo : externe et chorde : corde, allusion au cordon ombilical que portent les graines et aux fibres qui se forment sur la partie externe du placenta de la graine. 

    Sur le plan botanique le genre Exochorda est proche des Spiraea (spirées), mais les fleurs plus larges et les fruits osseux les distinguent.
     
    Exochorda 1545

     

    L'astuce Maison
    Ne laissez pas votre jeune exochorda mourir de soif. Arrosez-le copieusement les premiers étés et très régulièrement tout le temps s'il est en pot. Enfin gardez-le au frais en paillant le pied d'une couche de compost bien mûr. Une fois adulte, il sait mieux s'en passer.

     

    Exochorda 1542

     

     

    Famille : Rosacées

    Origine : Nord de la Chine, Corée

    Période de floraison :de mars à juin

    Couleur des fleurs : blanc

    Exposition : soleil non brûlant

    Type de sol : de préférence humifère, mais toute bonne terre de jardin bien travaillée lui convient... Mais pour bien fleurir, il lui faut une terre riche.

    Acidité du sol : légèrement acide, mais supporte parfaitement un sol neutre

    Humidité du sol : sol assez frais,

    Utilisation : haie libre, isolé, bac

    Hauteur : 1,50 m en tous sens pour l'Exochorda macrantha (le mien, donc, celui qui est en photo sur cet article)

    Type de plante : arbuste à fleurs

    Type de feuillage : caduc

    Rusticité : supporte jusqu'à -15 °C sans risque

    Plantation, rempotage : automne

    Méthode de multiplication : semis pour les espèces (stratifiées dans du sable jusqu'en mars, puis semées en terrine), cultivars à partir de boutures à talon de 10 à 15 cm de long, réalisées en juillet (hormones obligatoires), marcottage ; le sevrage doit être effectué en automne.

    Taille : une intervention légère après la floraison est recommandée pour éliminer les rameaux en surnombre et bien égaliser la végétation. Coupez d'un tiers les branches les plus anciennes qui ont fleuri, cela encourage l'apparition de nouvelles tiges et évite que l'arbuste ne se dégarnisse de la base. 

     

    Exochorda 1546

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  •  Le PITTOSPORUM TOBIRA

    Un arbuste beau toute l'année et qui, en plus,
    nous offre des fleurs parfumées !!

     

     

     

    Pittosporum tobira est un arbuste originaire du sud-est asiatique, (Chine et Japon) à feuilles persistantes et pouvant atteindre 10m, mais culminant plus généralement à 5m de hauteur. C'est un bel arbuste, au port arrondi et aux branches tortueuses avec l'âge. La floraison blanche et printanière de Pittosporum tobira est particulièrement appréciée, son parfum rappelant celui de l'oranger. Enfin, cet arbuste, largement utilisé en régions Méditerranéennes et en zones de climat doux, s'adapte à une large gamme d'expositions.
    Cet arbuste est vraiment très ornemental, et présente une bonne résistance au vent, aux embruns, à la sécheresse, ainsi qu'aux gels brefs, mais pouvant descendre jusqu'à environ -10°C s'ils ne durent pas trop longtemps.

     Les feuilles sont regroupées en bouquets aux extrémités des rameaux, et mesurent de 8 à 15cm de long environ. Les feuilles sont coriaces, vert foncé, brillantes sur le dessus, plus claires et mates sur le dessous.

    La floraison blanche du Pittosporum tobira est très agréablement parfumée, et apparait en fin de printemps et dure plusieurs semaines. Les fleurs sont regroupées en bouquets, et sont blanches lorsqu'elles s'ouvrent, et au fur-et-à-mesure prennent une couleur crème, virant au jaune clair.
    Les fruits du pittosporum sont des capsules arrondies, vertes, puis jaunes et enfin marron, s'ouvrant à maturité pour réveler des graines cireuses rouges.
     

     

    Nom commun : Pittospore du Japon ou Pittospore odorant nommé par les anglophones 'Japanese mockorange' ou simplement 'Mock orange'.
    Nom latin : Pittosporum tobira  (Thunberg) Aiton, synonyme de Euonymus tobira  Thunb.
    famille : Pittosporaceae
    catégorie : arbuste
    port : arrondi s'étalant en vieillissant.
    feuillage : persistant, vert moyen à vert sombre, coriace, brillant revers mat et plus clair. Feuilles verticillées (5-10cm), obovales-oblongues à nervure centrale fortement marquée et plus claire.

     

     

    floraison : fin du printemps à début de l'été suivant le climat, longue floraison parfumée rappelant un peu celui des fleurs d'oranger, nectarifère visitée par les abeilles. En partie terminale, larges ombelles de petites (1cm-1,2) fleurs bisexuées, étoilées.

     

     

    couleur : blanc à blanc crème voir jaune en vieillissant.
    fruits: capsules ovoïdes, tomenteuses à 3 valves vert clair virant au jaune verdâtre à l'automne, s'ouvrant pour laisser apparaître des graines fauves collantes.

     

     

     

     

    croissance : rapide
    hauteur : 3 à 5 m (jusqu'à 10 m)
    plantation : toute l'année
    multiplication : semis de graines fraîches à l'automne ou semis au printemps, bouturage en été.
    sol : normal, même sec, accepte le calcaire
    emplacement : soleil, mi-ombre, ombre. Supporte le vent, les embruns et la sécheresse.
    entretien : taille éventuelle de mise en forme en hiver.
    origine : Japon et Chine.
    zone : 8 - 11. Tolère -10°c.

    • La plante meurt à partir de -10.0 °C
    • Les parties aériennes sont atteintes à partir de -8.0 °C

     


    NB : se taille très facilement, idéal pour être utilisé dans la confection de haies libres ou brises-vent denses et compactes en front de mer ou utilisé en sujet isolé pour mettre en valeur ses formes arrondies.
    Le feuillage est fréquemment utilisé pour la confection de bouquets.
    Son pollen pourrait provoquer chez certaine personne des réactions allergiques.
    Son nom Pittosporum vient du grec 'pitta' qui désigne la poix et 'sporos' qui signifie semences, faisant référence à ses graines collantes et tobira est le nom qui lui est donné en japonais, mot qui désigne aussi une porte.
    Ce genre comprend environ deux cents cinquante espèces d'arbres ou arbustes originaires de l'Afrique, de l'Asie (dont 29 voir 33 endémiques à la Chine), de l'Australie et de Nouvelle-Zélande (une trentaine d'espèces à eux deux) et les l'îles du Pacifique (dont la Nouvelle-Calédonie qui compte 45 espèces endémiques), en zone tropicales ou subtropicales.
    Le feuillage contiendrait des substances toxiques pour le bétail (troubles gastriques).
    Parmi les cultivars citons :
    Pittosporum tobira  'Nana' port compact arrondi, idéal pour les rocailles ou massifs.
    Pittosporum tobira  'Variegatum' au feuillage panaché de blanc.

     

     

     

    Pittosporum tobira  'Wheeler's Dwarf' au port compact, étalé et arrondi d'environ 0.60 à 1m de haut.
    Quelques autres espèces :
    Pittosporum angustifolium  Lodd. ou Pittospore à feuilles étroites : Originaire de l'Australie, environ 6 m de haut, floraison et fructification jaune.
    Pittosporum coriaceum  Dryand. ex Ait. appelé localement 'Mocano' : serait originaire de l'archipel de Madère (Macaronésie) en voie de disparition, des sujets sont visible au Jardin tropical de Monte Placa.
    Pittosporum coccineum  (Montrouz.) Beauvis. ou Pittospore rouge : Endémique à la Nouvelle Calédonie (Grande Terre), environ 4 m de haut, feuille vert acide à marge ondulée, floraison de la fin du printemps à l'été d'un rouge corail, fructification ovoïde et verte.
    Pittosporum crassifolium  Banks & Soland. ex A.Cunn. appelé Karo : Originaire de Nouvelle Zélande, environ 8-9 m de haut au port érigé compact, feuillage ovale, floraison parfumée d'un rouge foncé, fruits blanc-verdâtre. Il existe une forme panachée 'Variegatum'. Zones 8-11.
    Pittosporum eugenioides  A. Cunn. : Originaire de Nouvelle Zélande, environ 8 m de haut au port pyramidale, feuillage ondulé, floraison d'un jaune verdâtre.
    Pittosporum heterophyllum  Franch., synonyme de Pittosporum truncatum Pritze : Originaire de Chine, arbuste d'environ 3 m de haut, feuillage lancéolé, floraison jaunâtre.
    Pittosporum napaulense  A. Cunn. ex Hook. : Originaire du Népal et de l'Inde, environ 6 m de haut, feuillage elliptique, floraison parfumée, printanière et jaune. Zones 9-11.
    Pittosporum ralphii  T. Kirk : Originaire de Nouvelle-Zélande, superbe floraison rouge.
    Pittosporum revolutum  Ait. : Originaire de l'Australie, arbuste d'environ 3 m de haut, recherché pour sa fructification d'un jaune orangé
    Pittosporum rhombifolium  A. Cunn. ex Hook. : Originaire de l'est de l'Australie pouvant atteindre 25m de haut, feuillage aromatique (odeur d'orange) vert foncé à marge dentée, floraison printanière blanc crème à l'automne fruits orangés. Zones 9-11.
    Pittosporum tenuifolium  Banks & Soland. ex Gaertn. ou Pittospore à petites feuilles
    Pittosporum undulatum Vent. ou Pittospore ondulé
    Pittosporum viridiflorum  Sims : Originaire de l'Afrique du sud, environ 7 à 8 m de haut, feuillage vert à vert bleuté, floraison parfumé d'un blanc verdâtre.

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  • Le Melianthus comosus

    Nom commun :
    Grande Mélianthe ( les avis sont partagés, pour certain le genre est masculin), nommée par les anglophones 'Touch-me-not' ou 'Honey bush'.
    Nom latin : Melianthus major  L., synonyme Melianthus himalayanus  Wall.
    famille : Melianthaceae.
    catégorie : sous-arbrisseau toxique au jeune feuillage d'un gris argenté.
    port : dressé, étalé.
    feuillage : persistant, vert bleuté, glauque à l'odeur particulière lorsqu'on le froisse (assez désagréable d'où son nom en anglais Touch me not). Grandes feuilles alternes, composées de folioles à marge dentée. Les jeunes pousses sont d'un vert jade.

    Melianthus comosus 3271

    floraison : de la fin du printemps à l'été. En denses et longues grappes terminales composées de fleurs mellifères à quatre pétales.
    couleur : rouge bordeaux à brun rougeâtre.
    fruits : gousses tétragones d'un vert pâle contenant des graines noires brillantes.
    croissance : rapide.
    hauteur : 1.80 à 2m40 pour un étalement légèrement supérieur 3m environ.
    plantation : au printemps.
    multiplication : par semis au printemps ou par bouturages de tiges aoûtées.
    sol : indifférent surtout bien drainé.
    emplacement : soleil ou mi-ombre.

    Melianthus comosus 3274

    zone : 9 - 11, ailleurs protéger la souche durant l'hiver, elle se comportera comme une herbacée redémarrant de la souche au printemps. Tolère assez bien les embruns et la sécheresse.
    origine : Afrique du Sud, au sud de la province du Cap.
    entretien : Si nécessaire la taille s'effectue au début du printemps.

    Melianthus comosus 3277

    NB : Son nom Melianthus  vient du grec 'meli' qui désigne le miel et 'anthos' qui désigne la fleur.
    Ce genre ne comprend que 6 ou 7espèces d'arbrisseaux, tous originaires de l'Afrique du Sud, vous pouvez en admirer au moins 5 espèces du genre au Jardin exotique de Roscoff.
    Idéale pour trouver une place dans les jardins méridionaux, secs ou en bord de mer.
    Propriétés et utilisations :
    Dans la pharmacopée traditionnelle de l'Afrique du sud, elle est utilisée en usage externe pour soigner les plaies et traiter les contusions.

    Melianthus comosus 3279

    Autres espèces :
    Melianthus comosus  Vahl. : Originaire de la province du Cap, se rencontre aussi dans le reste de l'Afrique australe.
    Melianthus dregeanus  Sond.
    Melianthus elongatus  D.O. Wijnands : Serait endémique à la région du Cap.
    Melianthus gariepinus  Merxm. & Roessler donné pour synonyme de Melianthus pectinatus subsp. gariepinus  (Merxm. & Roessler) S. A. Tansley.
    Melianthus insignis  Kuntze serait synonyme de Melianthus dregeanus subsp. insignis  (Kuntze) S. A. Tansley.
    Melianthus minor  L. : Se rencontre au nord-est de l'Afrique australe en zone tropicale.
    Melianthus pectinatus  Harv., synonyme Melianthus trimenianus  Hook. f. : Se rencontre aussi en Afrique australe.
    Melianthus villosus  Bolus, au feuillage duveteux vert clair. Zone 9.Renseignements obtenus sur le site nature.jardin.com.
    http://nature.jardin.free.fr/1104/melianthus_major.html
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  • Gaura lindheimeri



    Nom commun :
    Gaura de Lindheimer.
    Nom latin : Gaura lindheimeri  Engelm. & Gray, nommée par les anglophones ‘Bee Blossom’ .
    famille : Onagraceae
    catégorie : vivace à racine pivotante. 
    feuillage : caduc
    floraison : milieu printemps  à l'automne, nectarifère butinée par les abeilles et les papillons. Sur de longues et trés fines tiges pourvues de quelques poils rougeâtres, petites fleurs formées  en éventail, longues, les boutons floraux et les pédoncules sont lègérement duveteux et de la même longueur..
    couleur : blanc à blanc rosé. Il existe des variétés à fleurs roses.



    croissance :
    rapide.
    hauteur : 0.6-1 m voir plus en tenant compte des tiges florales.
    plantation : automne ou printemps espacé d'au moins 60 cm en choississant bien leur emplacement car les racines sont pivotantes.
    multiplication : semis à la fin de l'été sous serre, bouturage au printemps ou en été division des touffes un peu plus difficile à cause des racines.
    sol : de préférence riche, surtout trés bien drainé, plutôt frais, mais il supporte parfaitement bien la sécheresse, tolère parfaitement le calcaire ou l'argile. La preuve, chez moi, ils persistent sans eau et dans une terre juste améliorée par le paillage.



    emplacement :
    soleil, mi-ombre
    zone : 6 même 5 - 9
    origine : Texas dans la région de Houston devenu spontané dans le sud-ouest des États-Unis et dans le centre du Mexique.
    entretien : rabattre les tiges florales dés que les fleurs sont fanées ainsi vous aurez plusieurs floraison avant l'hiver. Et cela vous évitera de devoir au printemps suivant arracher tous les jeunes plants qui démarrent. On peut rabattre la touffe à la fin de l'hiver au ras du sol ou juste supprimer les tiges desséchées.
    NB : La longévité, l'abondance de la floraison ainsi que sa légereté en sont les atouts principaux pour les incorporer dans les massifs de vivaces ou d'arbustes, le long d'une allée, d'un mur ou carrément dans de grosses potées.
    Son seul ennemi : une humidité excessive qui provoquera irrémediablement le pourrissement des racines.


    Espèces, variétés intéressantes:

    Le genre comprend plus de 20 espèces
    - Gaura lindheimeri 'Whiring Butterflies' au feuillage gris-vert
    -Gaura lindheimeri 'Siskyu' aux fleurs roses



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