• Pourquoi septembre
    n’est pas le septième mois ?

     

    L'origine des noms de mois

     

    Les origines des noms de mois.


    Septembre, qui a pour racine latine « septem », c’est-à-dire « sept », est pourtant le neuvième mois de l’année. Idem pour octobre (« octo » : « huit »), novembre (« novem » : « neuf »), et décembre (« decem » : « dix »), respectivement dixième, onzième et douzième mois. Mais quelle est la raison de ce décalage ?

    Vous ne serez sans doute pas surpris d’apprendre que tous ces noms puisent leurs sources dans la Rome antique et la mythologie.

     

    Pour comprendre, il faut consulter un calendrier romain datant de l’Antiquité. Créé par Romulus, il débutait en mars : sur celui-ci, septembre est donc le septième mois de l’année, d’où son nom. Octobre, lui, est le huitième… Pour rappel, le calendrier que nous utilisons aujourd’hui est le calendrier grégorien.

     

    Le calendrier créé par Romulus, fondateur de Rome, ne comptait que 10 mois ; le premier mois de l’année, mars, était consacré au dieu du même nom, responsable de la guerre et « père » de Romulus et Remus. Il correspondait au retour des beaux jours et à la reprise de la guerre après l’hiver.

    Sachant cela on comprend mieux pourquoi c'est Février qui a le moins de jours, étant à l'origine le dernier mois de l'année, on remarquera aussi que mars est le mois où commence le printemps.

     

     

    L'origine des noms de mois

     

     

    Le mois de mars

    Le mois de mars est donc, à l'origine, le premier mois du calendrier romain, mais le troisième mois de l’année dans le calendrier grégorien. C’est aussi le premier mois du printemps (l’équinoxe a lieu le 20 mars).
    Son nom vient alors du latin martius, nom donné à ce mois par les Romains en l’honneur du dieu Mars, dieu de la guerre.

    En mars, c'est le printemps. Date la plus importante à retenir : le 21 mars. Dans la plupart des pays d’Europe (mais pas en Amérique du Nord), le dernier dimanche de mars est celui du passage à l’heure d’été. Dans de nombreux pays ou régions de l’hémisphère Sud, ce même dimanche est celui du passage à l’heure d’hiver, c’est-à-dire le retour à l’heure normale du fuseau horaire.

     

    Le mois d'avril

    Quant au mois d’avril, il est caractérisé par l’ouverture des bourgeons de fleurs, d’où son nom, issu du mot aprilis, qui signifie « ouvrir » et qui était le nom donné à ce mois par les Romains en l’honneur de la déesse Aphrodite. 

    Romulus justifie cette attribution d'abord par la proximité avec Mars (le mois et le dieu) et le fait que les Césars prétendaient faire remonter leurs origines à la déesse. Il ajoute que "Quirinus affirma toujours que Mars et Vénus étaient ses parents et, pour que ses descendants ne puissent l'ignorer, il voua aux dieux de sa famille deux mois successifs.

    Date importante : le 1er avril. C'est à ce jour que l'on fête la tradition païenne du poisson d'avril. Cette célébration populaire est liée à l’ancienne détermination de la fête de Pâques qui a lieu le premier dimanche suivant la première pleine lune de printemps, et qui se produit pratiquement toujours en avril dans le calendrier julien.

    Proverbe : « En avril ne te découvre pas d’un fil ; en mai, fais ce qu’il te plaît ; en juin, tu te vêtiras d’un rien »

     

    Les mois de mai et juin

    Les mois de mai et de juin étaient respectivement consacrés à Maïa (Maius), fille d’Atlas et mère de Mercure, et à la déesse Junon (Juno, Junonis), femme de Jupiter et mère de Mars. Une autre hypothèse évoque qu’ils pourraient être dérivés des terme majores (« hommes âgés ») et juniores (« jeunes gens »), puisqu’on célébrait la fête de la Jeunesse en juin.

     

    Le mois de mai

    Le mois de mai est le cinquième mois du calendrier grégorien et le troisième du calendrier julien.

    C'est aussi le mois de Marie. Autrefois, celui-ci était réservé aux communions et baptêmes. De nos jours, cette tradition n’est plus réellement respectée.

    Néanmoins, les mariages sont le plus souvent célébrés aux mois d’avril et juin, une superstition encore vivace indiquant qu’il ne faut pas se marier en mai, la femme serait stérile. Les Romains évitaient de se marier en mai car c’était aussi le mois des esprits malins.

    Le 1er mai, la Fête internationale du Travail est célébrée presque universellement (mais pas aux États-Unis où cette fête a lieu à une autre date). Le mois de mai est le mois du muguet, qui s’offre traditionnellement le 1er mai.

     

    Le mois de juin

    Son nom vient du latin junius. Ce nom fut probablement donné en l’honneur de la déesse romaine Junon. À l’époque antique, c’était le quatrième mois du calendrier romain.

    Le mois de juin est le sixième mois du calendrier grégorien et du calendrier julien.

    Le mois de juin est le premier mois de l’été : le solstice a lieu aux environs du 21 juin et c'est aussi le jour le plus long de l'année. Chez les jeunes, le mois de juin peut avoir deux significations : soit ce sont les vacances qui commencent, soit c'est le mois fatidique des examens de fin d'année.

     

    Le mois de juillet

    Le mois de juillet, quant à lui, a été dédié à l’empereur Jules César (Julius) par Marc-Antoine, alors que le mois d’août célébrait l’empereur Auguste (Augustus, progressivement abrégé en oût). Le mois de juillet est le septième mois du calendrier grégorien ou julien.
    Son nom vient du latin Julius en l’honneur de Jules César qui imposa en 44 av. J.-C. le calendrier julien également à son nom. Étant le cinquième mois de l’ancien calendrier romain, ce mois se nommait précédemment quintilis.
    Le mois de juillet voit de nombreuses fêtes se mettre en place. Tout d'abord, pour la France, c'est l'anniversaire de la prise de la bastille du 14 juillet 1789 qui marque l'"indépendance" du pays. Elle est aussi appelée la fête nationale.
    On notera également la fête nationale de l'amérique du Nord du 4 juillet 1776 (déclaration d'indépendance des Etats Unis face aux britanniques).

     

     Le mois d'août

    Son nom vient du latin Augustus, nom donné en l’honneur de l’empereur romain Auguste en 8 av. J.C.. Pour la petite histoire, Auguste ajouta un jour au mois d’août pour avoir autant de jours dans le mois qui porte son nom que dans celui au nom de Jules César (juillet). Avant lui, dans l’ancien calendrier romain, août était le sixième mois de l’année et portait le nom de sextilis (de sextus, sixième).

    Le mois d'août est le huitième mois du calendrier grégorien et julien.

    Il est, en France, considéré comme le second mois des congés scolaires annuels dans la saison estivale. Pendant ce mois, le calendrier nous propose le jour de l'assomption. Ce jour est férié et permet de profiter de quelques instants de soleil supplémentaires pour les non vacanciers.

    Anecdote :

    Le mois d'août a donné son nom à  l'aoûtat, une larve d'acarien provoquant des démangeaisons et allergies à  cette période, ou en fonction des régions, à des moustiques, libellules et autres insectes volants qui pullulent en fin de mois.

     

    Le mois de septembre

    Le mois de septembre est le neuvième mois du calendrier grégorien et julien. Son nom vient du latin september car il était le septième mois de l'ancien calendrier romain.

    Le mois de septembre est le premier mois de l’automne (dont l’équinoxe a lieu le 22 septembre).
    En France, c’est traditionnellement le premier mois de l’année scolaire après les congés estivaux annuels, mais c’est aussi le mois de la seconde session des examens de fin d’année et des admissions suite aux concours d’entrée des écoles.

    Pour de nombreuses entreprises dont l’activité est liée au calendrier scolaire, ce mois est souvent celui des créations et réouvertures (notamment des commerces), le début de leur année fiscale, et le mois de la publication de leurs résultats de l’année précédente.

     

    Le mois d'octobre

    Le mois d'octobre est le dixième mois du calendrier grégorien et julien.
    Son nom vient du latin october car il était le huitième mois de l'ancien calendrier romain.
    La Révolution d'octobre a commencé en 1917 le 25 octobre (parfois appelé aussi octobre rouge) du calendrier julien (utilisé dans la tradition orthodoxe russe), soit le 7 novembre du calendrier grégorien.

    Dans la plupart des pays ou régions de l'hémisphère Nord qui appliquent l'heure d'été, le dernier dimanche d'octobre est celui du passage à l'heure d'hiver, c'est-à-dire le retour à l'heure normale du fuseau horaire. Dans certains pays ou régions de l'hémisphère Sud, ce même dimanche est celui du passage à l'heure d'été.

     

    Le mois de novembre

    Le mois de novembre vient du latin november (de novem, neuf) car il était le neuvième mois de l’ancien calendrier romain.

    Le mois de novembre possède de nombreuses fêtes à célébrer :

    La Toussaint, célébrée le 1er novembre, au cours de laquelle sont honorés l'ensemble des saints reconnus par l'Église catholique romaine.

    La Fête des morts, l'Église catholique commémore les fidèles défunts le 2 novembre. Au Mexique, sous le nom de "el día de los Muertos", ont lieu un ensemble de célébrations de nature religieuse, commémorative et festive destinées à honorer les défunts et à défier la mort. 

    L'Armistice, date anniversaire de la fin de la Première Guerre mondiale, le 11 novembre.
    La journée internationale des droits de l'enfant, célébrant l'anniversaire de la signature de la Convention internationale des droits de l'enfant, le 20 novembre.

     

    Le mois de décembre

    Son nom vient du latin december (de decem, dix) car il était le dixième mois de l’ancien calendrier romain.

    Dans l’hémisphère Nord, le mois de décembre est le premier mois de l’hiver, il est aussi le premier mois de l’été dans l’hémisphère Sud (le solstice a lieu le 21 décembre).

    Le mois de Décembre est fameux pour sa grande fête de l'année : Noël. C'est en décembre que l'on partage en famille le plus souvent les fêtes de Noël le 24 et le 25 décembre.

     

     

    Les mois de janvier et février

    Lorsque Numa Pompilus, qui succéda à Romulus, ajouta les mois de janvier et février au calendrier, on nomma le premier en l’honneur du dieu Janus, qui, avec ses deux visages opposés, symbolisait le passage d’une année à l’autre. Quant au mois de février, il était le « mois des purifications » (februarius), probablement parce que c’était une période de l’année très pluvieuse en Italie.

     

    Le mois de janvier 

    Son nom vient du latin januarius en l’honneur du dieu romain des portes : Janus. À l’époque antique, il fut le onzième mois du calendrier romain. Il est, d’après les psychologues, le mois le plus déprimant de l’année.

    Les premiers jours de janvier, les romains honoraient le dieu Janus et s’adressaient des vœux, s’envoyaient des présents et faisaient bombance.

    Durant ce mois, il est coutume dans les sociétés occidentales de souhaiter la « bonne année ». Le jour de l'An est le premier jour de l'année d'un calendrier donné. Par extension le terme désigne aussi les célébrations de ce premier jour.

    Pour les calendriers solaires (comme le calendrier grégorien), la date du jour de l'An est fixe d'une année sur l'autre, alors qu'elle est dite mobile dans le cas des calendriers luni-solaire (comme le calendrier chinois).

     

    Le mois de février

    Son nom vient du latin februarius en l’honneur de Februa. Il fut le dernier mois de l’année dans le calendrier romain.

    C’est le mois le plus court de l’année, le seul à compter moins de 30 jours. La raison est historique et vient du calendrier julien : pour rendre hommage à Jules César et à l’empereur Auguste, un jour supplémentaire a été ajouté de façon permanente aux mois de juillet et août, et retiré à février, portant le mois à 28 jours au lieu de 30.

    C’est donc le seul mois de l’année à avoir un nombre de jours variable selon les années :

        • 28 jours le plus souvent, pour les années non bissextiles

        • 29 jours les années bissextiles

    Le mois de février est connu pour la Saint-Valentin, fête des amoureux. Elle se célèbre chaque année le 14 février. Les couples en profitent pour échanger des mots doux et des cadeaux comme preuves d'amour ainsi que des roses rouges qui sont l'emblème de la passion.

    De plus, c'est au mois de février, précisément le 2 février que l'on peut déguster les fameuses crêpes de la Chandeleur ! On dit aussi que les crêpes, par leur forme ronde et dorée, rappellent le disque solaire, évoquant le retour du printemps après l'hiver sombre et froid.

     

     

    Quelques liens qui m'ont permis de faire cet article :
    http://www.very-utile.com/origine-mois.php

    http://www.ikonet.com/fr/blogue/culture/l%E2%80%99origine-noms-mois-jours/

    http://hajiba.over-blog.com/article-25660244.html

     

     

     

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  • Une alarme anti-incendie au… wasabi !

     

    Une alarme spéciale pour les sourds !
    Les alarmes incendies sont relativement performantes mais elle souffre d’un défaut majeur : elles sont sonores et/ou lumineuses, donc incapables de prévenir les sourds-muets qui dorment. Aussi, des chercheurs japonais ont mis au point une technologie pour que ces derniers aient la même chance que tout le monde de s’en sortir en cas d’incendie : une alarme olfactive qui diffuse dans les airs une odeur de wasabi, la fameuse moutarde nippone. Efficace à 15 mètres à la ronde, elle serait en mesure de réveiller quelqu’un en moins de 2 minutes grâce à ses effluves « piquantes ».  



     

    La plante

    La plante, n’ayant pas été introduite par l’homme et n’ayant pas besoin de lui pour exister, a longtemps fait son bonhomme de chemin dans les montagnes nipponnes. A l’origine, le Japonais ne connaissait pas le wasabi. Il est tombé dessus un beau jour, probablement au VIIe siècle, l’a déraciné et a tenté de le manger.

     

     

     

     

     

    Quand le wasabi monte au nez

     

    La plante paraissait fort intéressante car elle comprenait plusieurs parties a priori comestibles. Le Japonais a goûté et vite compris qu’il ne s’agissait pas d’un végétal comme les autres : il était bon, très bon même, mais il était également très fort. Pas fort comme du piment ; il ne piquait pas, ne brûlait pas la bouche et la gorge. Non, il montait au nez.

    C’est là toute la particularité du wasabi et le secret de son succès. Ce « piquant », même s’il ne s’agit pas du terme adéquat, est dû à la présence de sinigrine dans les tissus de la plante. Si on coupe, broie ou écrase ces tissus, la sinigrine se dégrade sous l’action de l’enzyme myrosinase. Le résultat, c’est un arôme âcre, et cette étrange sensation olfactive. Comme la moutarde, au contact de l’air, le produit va s’oxyder et perdre de sa puissance.

    Très vite, le Japonais a trouvé tout un tas d’usages à cette nouvelle plante fabuleuse, de la racine jusqu’au bout des fleurs. Il a pu relever les plats les plus fades grâce à sa racine, qui, râpée finement, était le condiment parfait. Ses feuilles et tiges faisaient office de légumes, à sauter ou frire, et pourquoi pas à manger en salade.

    Depuis peu, le wasabi est devenu un truc à la mode, utilisé à tort et à travers dans de nombreuses préparations alimentaires. Souvent, il n’a plus de wasabi que le nom. C’est le cas dans une ribambelle de produits dérivés aromatisés artificiellement, comme les chips, les cacahuètes et autres biscuits d’apéritif. Au Japon, l’un des grands classiques est le petit pois frit au wasabi.

     

     

     

    Une utilisation scientifique !

    Mais s'il est très utilisé dans la cuisine japonaise, le wasabi peut aussi en sortir. Le prix Ig Nobel de chimie 2011 a par exemple été attribué à une équipe de chercheurs japonais qui ont utilisé des vapeurs de wasabi pour réveiller les sourds en cas d’urgence. Un système d’alarme performant, efficace en 10 minutes tout au plus.

     Dans le cadre médical, la petite plante s’illustre également et serait efficace contre de nombreuses maladies respiratoires et certains cancers, permettrait de fluidifier le sang ou de lutter contre des bactéries responsables des caries. La liste est encore longue.

    Un lien très intéressant qui m'a aidé à réaliser cet article : http://www.lemanger.fr/index.php/vous-saurez-tout-sur-le-wasabi/

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  •  Des plantes qui communiquent
    pour se défendre

     

     


    Qui a dit que les plantes ne pouvaient pas se défendre ?

     
    En Afrique, certaines espèces d’acacias ont développé un système d’auto-défense des plus étonnants : ces arbustes sont en effet capables, en cas d’attaque d’herbivores, de modifier leur sève pour la rendre toxique et  devenir ainsi non-comestibles. Et ce n’est pas tout : un plant agressé va immédiatement sécréter une substance captable par les spécimens voisins qui, prévenus du danger, vont alors eux aussi faire appel à la chimie pour se protéger.

    Autrefois, les éleveurs enfermaient fréquemment leur troupeau dans des enclos peuplés par ces acacias, les condamnant à une mort certaine sans le savoir… jusqu’à ce qu’ils découvrent la formidable capacité de ces végétaux.

     

     

     

    Auto-défense et solidarité !

    Acacia est un genre d'arbres et d'arbustes épineux appartenant à la famille des Fabacées (sous-famille des Mimosoidées). Dans le langage courant, les espèces de ce genre prennent, selon les cas, l'appellation d'acacia, cassier, mimosa, mulga ou encore tamarin. En France, on désigne souvent du nom commun « acacia » un arbre en fait totalement différent : le robinier faux acacia de l'espèce Robinia pseudoacacia, avec lequel il ne faut pas le confondre.

     

    On compte plus de 1 500 espèces d'acacias à travers le monde dont près de 1 000 uniquement en Australie. La fleur nationale de l'Australie est d'ailleurs une fleur d'acacia. Les acacias se rencontrent dans une grande variété de conditions écologiques, allant des zones littorales aux zones fortement arrosées ou aux régions sub-montagneuses en passant par les zones arides ou sub-arides. C'est cependant dans ces dernières qu'on les rencontre le plus. Ils constituent souvent la nourriture quasi exclusive de nombre de mammifères herbivores et d’insectes phytophages (Un phytophage est un organisme vivant qui se nourrit à partir de végétaux).

    Il arrive parfois qu’une prolifération exceptionnelle de certains de ces herbivores provoque une consommation exagérée de ces acacias, dans des proportions qui pourraient mettre la survie de l’espèce en danger. On observe alors toute la capacité de défense que ces arbres sont capables de mettre en œuvre. On peut parler d’une véritable stratégie alliant armes chimiques, armes offensives, et communication afin d’éloigner leurs prédateurs. Chaque arbre abrite une colonie de fourmis. L’acacia fournit aux fourmis abri et nourriture. En contrepartie, celles-ci se mobilisent pour lui offrir un outil de défense très efficace dès qu’il y a une attaque trop virulente.

     

    En Afrique, beaucoup d'espèces d'acacias, bien que protégées par de longues épines pointues, sont dévorées par les éléphants dont la peau épaisse rend l'animal insensible. Pourtant, une espèce particulière, l'Acacia drepanolobium, ne semble pas intéresser les pachydermes. Se pourrait-il que les éléphants n'aiment tout simplement pas son goût ?

     

     

     

     

     

    En Afrique de l'Ouest, plusieurs genres de fourmis vivent en symbiose avec cet Acacia drepanolobium dans des structures appelées domaties (se dit de structures spécialisées - cavités naturelles - de certaines plantes permettant aux fourmis de se loger, voire de se nourrir).

     

    L’acacia produit des cavités dans de grandes épines, qui sont utilisées par les fourmis comme nid et source de nourriture.   

     

       domaties 

    En Amérique, l’acacia sphaerocephala, vit en symbiose avec une variété de fourmis totalement inféodées à leur arbre. L’acacia leur offre l’abri d’épines hypertrophiées et creuses et leur fournit des corpuscules nutritifs. Les fourmis, très agressives, patrouillent le long de l’arbre et le débarrassent des  insectes phytophages aussi bien que des herbivores et détruisent les végétaux grimpants qui pourraient étouffer leur hôte, en mangeant leurs bourgeons.

     

     

     

    Dans les savanes africaines les mêmes relations mutualistes existent entre chaque individu et sa colonie de fourmis. Cette symbiose entre un acacia et sa colonie n’est pas toujours, comme dans le cas de l’acacia sphaerocephala,  l’unique moyen de défense de l’arbre.

     

      

     

     

    On a observé dans des fermes d’élevage en Afrique du sud, où l’acacia constituait l’unique alimentation des antilopes, qu’une soudaine  mortalité importante apparaissait dans le troupeau, sans raison apparente, jusqu’à qu’on découvre qu’au-delà d’une certaine quantité de broutage, les acacias commençaient à sécréter des toxines.  Tout comme dans la savane africaine, lorsqu’un troupeau d’herbivores commence à ravager un bosquet d’acacias  parce que les graminées viennent à manquer, les arbres voisins commencent à concentrer les tanins dans leurs feuilles, ce qui les rend impropres à la consommation.  Ils sont donc aussi capables de sécréter des substances cyanogènes (Le cyanogène est un gaz incolore dont l'odeur est proche de celle de l'amande) en concentration dangereuse.

    On peut ainsi parler d’une forme de communication entre les arbres, fondée sur des émanations chimiques. On a ainsi pu observer des bosquets d’arbres attaqués par des antilopes kudu, qui se mettent non seulement à produire des substances toxiques, mais aussi à « prévenir » les bosquets voisins, en émettant un signal sous forme d’éthylène. Ce signal volatile entraîne chez les arbres voisins l’accumulation de tanins particulièrement astringents, qui éloignent les antilopes. Une sorte de langage chimique en somme…

     

     

     

     

    Il y a ainsi une forme d’économie qui s’installe entre l’arbre, sa colonie de fourmis, et sa capacité à produire des toxines. L’équilibre entre ces différents moyens permet à l’arbre d’économiser son énergie.

     

    Vue du ciel grâce aux images satellites, cette symbiose qui ne semble avoir un effet qu'à petite échelle montre un fort impact sur l'équilibre de la savane. En effet, avec l'augmentation de la population des éléphants entre 2003 et 2008, les zones peuplées des espèces d'arbres privées de fourmis ont significativement diminué entre ces mêmes dates, alors que les zones peuplées d'Acacia drepanolobium sont restées relativement stables.

     

    Quelques liens utilisés pour cet article ou complémentaires :

    http://tpedouleurvegetale.wordpress.com/analogies/

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Acacia

    http://groupenaturalistedeguyenne.over-blog.com/article-12382843.html

    http://infodoc.blog.free.fr/index.php?post/2010/07/27/Auto-d%C3%A9fense-et-solidarit%C3%A9

     

     

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